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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:06
Visite du Gouverneur Ivaha Diboua à Nkongsamba : Mise en garde des fonctionnaires contre l'abandon de poste et vagabondage

LE GOUVERNEUR DE LA RÉGION DU LITTORAL, M. SAMUEL DIEUDONNÉ IVAHA DIBOUA, LORS DE SON DERNIER SÉJOUR DE TRAVAIL DANS LE MOUNGO A MIS EN GARDE LES FONCTIONNAIRES CONTRE LE PHÉNOMÈNE D’ABANDON DE POSTE ET DE RANÇONNEMENT DES USAGERS DANS LE SERVICE PUBLIC

Le service public au Cameroun demeure affecté par des pratiques qui laissent l’usager final, le citoyen lambda, sous sa faim. Le gouverneur de la région du littoral, M. Samuel Dieudonné Ivaha Diboua lors de sa dernière tournée dans le Moungo, du 04 au 08 avril 2016 en a fait de nombreuses remarques dans le volet administratif de son allocution dont deux ont semblé sortir du lot.

La première remarque, c’est l’abandon du poste ou la désertion par certains fonctionnaires lorsqu’ils ne sont pas affectés dans les grandes villes comme Douala, Yaoundé, Bafoussam, etc. il ressort des propos du Gouverneur que certains fonctionnaires qui émargent pourtant sur le budget de l’Etat, font feu de tout bois pour éviter leur poste d’affectation. Pourtant, comme il le dit si bien à propos « un fonctionnaire doit aller partout… ». Et précise « je vais y veiller ». Les secteurs de l’éducation et de la santé sont les plus touchés par ce fléau, véritable paradoxe visible entre le nombre d’affectations effectives et les présences effectives sur le lieu d’affectation de ces techniciens de santé ou seigneurs de la craie qui sortent de nos institutions publiques de formation.

La deuxième remarque est le rançonnement des usagers lorsque ceux-ci demandent le service des fonctionnaires : qui pour la signature d’un acte de naissance, qui pour une déclaration de manifestation publique,… Alors que les pièces requises sont fournis et parfois les timbres fiscaux ou communaux y sont collés, ces fonctionnaires font expressément trainés ou les rejettent pour des raisons infondées.

Tout cela pour contraindre l’usager à verser une somme dite « en vigueur » et cela sans reçu au vue et au su de la hiérarchie qui ne dit rien. A ceux-là, le gouverneur dit « si tu es payé par mois pour signer les actes de naissance, tu dois les signer. Gratuitement ! Gratuitement ! Gratuitement ! »

Interrogés sur ces deux remarques, certains fonctionnaires concernés avancent pour se justifier l’éloignement de leur famille, l’enclavement de certaines zones, les conditions de vie et de travail difficile, etc. Des éventualités pourtant parfois connues à l’avance par les concernés qui n’avaient au moment de leur intégration à la fonction publique, fait aucunes réserves. C’est d’ailleurs pour cette raison que chacun rédige la fameuse formule « j’ai l’honneur… » et que dès l’entrée dans la fonction publique, le fonctionnaire prend l’engagement de servir les usagers gratuitement et partout ou besoin s’impose dans le pays.

Mais leurs agissements après l’obtention du matricule (sésame) les éloignent de leurs missions régaliennes. Nombreux préfèrent rester en ville et d’y mener d’autres activités parallèles, ou transformer leurs bureaux en comptoirs commerciaux pour à la fin du mois s’aligner devant le guichet des banques pour toucher un salaire dont la contrepartie en travail n’a guère été effectuée. A ce sujet, le gouverneur du Littoral a été sans concession « l’administration, c’est servir et non se servir ».

Hemingway/Conscience

Entretien avec Sa Majesté Ebako Charles, Maire de la Commune de Manjo

Le passage du gouverneur de la région du Littoral a été l’occasion pour de nombreuses élites de s’exprimer sur des sujets importants, nous avons rencontré S.M. Ebako Charles, Maire de la Commune de Manjo et chef supérieur du canton Mouamenam..

Pourriez-vous nous dire si vos attentes lors du passage du Gouverneur dans votre arrondissement ont été comblées ?

S.M. Ebako Charles : La tournée économique d’une haute autorité de l’état à la base permet de prendre connaissance des réalités locales et de donner des réponses aux questionnements des administrés. Le passage du Gouverneur Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA à Manjo nous a comblé et nous pensons que les préoccupations qui n’ont pas reçues des réponses immédiates trouveront des réponses plus tard.

Pensez-vous que l’administration œuvre véritablement à résoudre les problèmes de l’arrondissement de Manjo, depuis que vous occupez la fonction de premier magistrat municipal ?

Oui, je le pense véritablement. Manjo, arrondissement créé par Décret no 59/23 du 1er mars 1959 et qui comte plus de 35 000 habitants aujourd’hui vivant sur 305 km2, dans le cadre de ses besoins prioritaires a vu les forces de police et de gendarmerie installées dans son quotidien. Reste que le nombre d’hommes affectés aux tâches est insuffisamment et je l’ai bien mentionné dans mon discours, nous voulons une augmentation des effectifs des hommes en tenue pour faire face l’insécurité grandissante. Le gouverneur accompagné de tous les sectoriels régionaux a bien pris note.

De toutes vos demandes formulées à l’endroit du Gouverneur, quelles sont celles qui vous paraissent les plus urgentes ?

Pour accompagner les pouvoirs publics dans l’atteinte des objectifs de l’émergence du Cameroun, il serait utile que nos populations qui vivent sur les terres volcaniques des monts Manengouba et Koupé bénéficient de l’entretien du réseau routier pour faciliter le transport des produits agricoles vers les grandes zones de consommation, l’obtention en quantité suffisante des engrais et enfin l’électrification de nos villages qui connaissent l’exode rural, villages qui tombent en déshérence et généralement font figure de villages fantômes.

Propos recueillis par sylvain Timamo

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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