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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:45

Encore du chemin à faire  "nous sommes galvanisés et chaque année nous en faisons un peu plus que l’année dernière"

Le 9ème Salon International de l’Entrepreneuriat de Nkongsamba s’est effectivement ouvert le 17 mai dernier à l’Hôtel le Moungo. Placée Sous le Haut Patronage de Mr HONA Thomas, Préfet du Département du Moungo, la Cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Hermine Justine Kedi, Secrétaire d'Administration Principale qui avait à ses côtés, Mr NTAMACK EPOH Serges, le représentant du Ministre des Relations Extérieures, fils du Moungo, Mme EBONGUE Madeleine, 1er adjoint au Maire de Nkongsamba2, Mr KALLA Victor du CENIPE, Mr NZOKI EPOH Frédéric, Proviseur du Lycée du Manengouba, les invités spéciaux et divers délégués départementaux des ministères impliqués dans l’organisation ou l’animation de cette rencontre.

A la fin de la cérémonie, la Rédaction d’Aurore Plus a approché le Président du Comité d’Organisation pour en savoir plus sur le SIEN.

Aurore Plus : Plus d’une décennie après sa création (2004), pensez-vous que les populations de Nkongsamba ont adhéré au SIEN ?

Sylvain TIMAMO TEDJON : Oui, cette 9ème édition montre que les populations de Nkongsamba et de ses environs ont adhéré au SIEN. Une marche difficile, mais nous percevons une nette avancée.

Comment expliquer l’absence des certains jeunes à la Cérémonie d’Ouverture de ce 9ème Salon ?

S. T. T. : Les jeunes, majoritairement, sont dans les activités culturelles de la fête du 20 mai. Notre principale cible n’est pas celle en milieu scolaire, mais les sans emploi ou ceux qui ont arrêté les études prématurément pour chercher une subsistance. Nous avons pensé judicieux de leur apporter une expertise dans la création et la gestion d’une entreprise, petite, moyenne ou grande.

Le Salon fait désormais partie de l’animation de la cité. Ne pensez-vous pas qu’il faille aujourd’hui multiplier et diversifier les activités d’animation ?

S. T. T. : Nous le pensons vivement, mais cela demande beaucoup de moyens financiers et des ressources humaines. L’expertise de nombreux départements ministériels nous est bénéfique et va contribuer à regarder plus grand en 2018. Nous sommes soutenus par le Minpmeesa (Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat), le Minpostel (Ministère des Postes et Télécommunications), le Minac (Ministère des Arts et de la Culture), le Minrex (Ministère des Relations Extérieures), le Minsep (Ministère des Sports et de l’Education Physique) et le Minesup (Ministère de l’Enseignement Supérieur NDLR).

Bénéficiez-vous d’un soutien des élites intérieures et extérieures, notamment de la diaspora dans l’organisation de cette activité ?

S. T. T. : Très peu nombreuses, sont les élites qui regardent d’un bon œil le salon. Certaines pensent que nous aspirons à une notoriété politique. Le développement ne connait pas de couleur de peau, d’ethnie ou de parti politique. La preuve, le Comité d’Organisation est multiculturel et multiethnique. On y retrouve toutes les composantes ethniques et culturelles du vaste département du Moungo.

Qu’est-ce qui vous encourage à persévérer dans l’organisation du SIEN ?

S. T. T. : Nous voulons plaider pour une ville historique qui garde ses lettres de noblesse : la solidarité, le partage, la fraternité… Aussi, nous voulons arriver à mettre en place une pépinière d’entreprises avec la nouvelle génération pour booster le volume de l’activité économique à Nkongsamba en particulier et dans le Moungo en général. A terme, les acteurs pourront mettre sur pied une grosse chaine industrielle.

Y a-t-il des jeunes formés lors des différents SIEN aujourd’hui installés à leur compte ?

S. T. T. : Oui, une centaine de jeunes a été formée pendant les éditions écoulées. A l’atelier soutenu par le FNE (Fonds National de l'Emploi) en 2015 par exemple, 51 jeunes étaient inscrits. Ce vendredi (19 mai 2017 NDLR), nous comptons former plus de 30 nouvelles personnes à l’entrepreneuriat rural. Beaucoup parmi les premiers sont allés s’installer dans les grandes métropoles, Bafoussam, Douala, Yaoundé, etc. Il y a quelque chose de plus à faire par nos municipalités et les services des impôts, les banques … qui, selon beaucoup, ne font pas grand-chose à Nkongsamba pour collecter et mobiliser l’épargne des populations et des contribuables, encourager l'initiative privée...

Le SIEN a-t-il permis de réduire l’exode rural des jeunes vers d’autres cieux ?

S. T. T. : Nous n’avons pas contribué à résoudre le problème l’exode massif tel que souhaité en 2004. Nous réfléchissons encore à ce sujet et nous ne baissons pas les bras. Peut-être que notre persévérance pourra porter les fruits escomptés dans les années à venir.

Quelles ont été les difficultés rencontrées dans l’organisation et la tenue des SIEN ?

S. T. T. : La première difficulté est celle de la ressource humaine. Le bénévolat n’est pas l’affaire de tous. Beaucoup de jeunes n’acceptent pas faire du bénévolat, du volontariat. De nombreuses commissions ne fonctionnent pas bien à cause des exigences et des indigences de certains membres. Ceux qui finissent par acquérir de l’expérience quittent Nkongsamba pour d’autres villes. Donc les autorités municipales doivent travailler à donner le goût de vivre à Nkongsamba. Les sponsors et les mécènes sont rares et ne se comptent que sur les doigts de la main à Nkongsamba. Il y a eu des organisateurs d’autres événements qui ont "échoué" et cela a jeté du discrédit sur la destination Nkongsamba. La jalousie, la médisance et le mensonge sont aussi des handicaps. Mais cela ne nous décourage guère. Bien au contraire, nous sommes galvanisés et chaque année, nous en faisons un peu plus que l’année dernière.

Quelles sont les perspectives ?

S. T. T. : Nous préparons déjà l’édition 2018…

Nous vous souhaitons bon vent, Monsieur le Président du Comité d’Organisation !

Interview menée par Georges Ndenga du Journal Aurore Plus à Nkongsamba, Envoyé spécial

Contact rédaction : +237 663956404/656845367

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Published by Sylvain Timamo
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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