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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 20:52

COMMUNIQUE DE PRESSE
La Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a pris connaissance, avec une profonde consternation, des récentes déclarations du Président de la Confédération Africaine de Football, tenues lors d’une conférence de presse au Burkina Faso, selon lesquelles «en l’état actuel des choses, aucun site au Cameroun n’est en mesure d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de football».

La FECAFOOT est vivement préoccupée par le fait que ces propos soient tenus avant même que la première mission d’inspection de la CAF, prévue du 20 au 28 août 2017, n’ait effectué le déplacement du Cameroun. On serait en droit de s’interroger sur l’opportunité même de cette visite d’inspection dès lors que les résultats semblent déjà arrêtés au niveau le plus élevé de la CAF.
La FECAFOOT est d’autant plus préoccupée que ces déclarations du Président de la CAF ne sont pas conformes à la réalité. En effet, le Cameroun vient d’organiser, avec un succès indéniable, la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2016. Cette compétition s’est déroulée sans la moindre anicroche sur les sites de Yaoundé-Mfandena et de Buéa/Limbé, lesquels ont également été retenus pour abriter la CAN masculine 2019. Faut-il le rappeler, l’excellente organisation de cette CAN féminine, a valu au Cameroun, outre une lettre de félicitations de la CAF, le prix « Coup de Cœur du Jury » décerné en avril 2017 à Cannes lors des Heavent Awards, cérémonie qui récompense les meilleures prestations événementielles à travers le monde.
Pour ce qui concerne la CAN 2019, la FECAFOOT tient à rappeler que le Cameroun, sur la base du cahier de charges convenu avec la CAF, a lancé un vaste programme de construction et de réhabilitation de ses infrastructures sportives, évalué à des centaines de milliards de francs CFA. Le Cameroun bénéficie pour cela, d’importants concours financiers de pays amis, en l’occurrence :
- l'Italie, pour la construction, par la société PICCINI, du complexe sportif d’Olembé qui comprend notamment un stade couvert de 60.000 places et deux stades d’entraînement, diverses facilités sportives et un hôtel quatre étoiles de soixante dix chambres… ;
- la Turquie, pour la construction, par la société YENIGUN, du complexe sportif de Japoma qui comprend notamment un stade couvert de 50.000 places et deux stades d’entraînement, diverses facilités sportives et des structures d’hébergement de soixante-dix chambres…;
- le Canada, pour la réhabilitation, par la société SODEVI, du Stade de la Réunification et d’un stade annexe, ainsi que quatre terrains d’entraînement à Bafoussam ;
- la France, pour la réhabilitation, par la société ALCOR, des Stades de Mbappe Lepe et de Bonamoussadi ;
- le Royaume-Uni, pour la réhabilitation, par la société MOTA ENGIL, du Stade Roumde Adjia de Garoua, ainsi que la construction d’un stade annexe et d’un hôtel quatre étoiles de soixante dix chambres ;
- les Etats-Unis d’Amérique, pour la réhabilitation par la société PRIME POTOMAC, de quatre stades d’entraînement, de l’Hôtel La Bénoué et la construction d’un hôtel quatre étoiles de soixante dix chambres ;
- la Chine, pour la construction déjà effective des Stades Omnisports de Limbé et de Bafoussam, homologués par la CAF.
La FECAFOOT peut également s’enorgueillir, outre le soutien de ces pays amis et sociétés partenaires, de l’entière adhésion des populations camerounaises au projet d’organisation de la CAN 2019.
Il est difficile, après les propos sus-évoqués du Président de la CAF, de ne pas prêter attention aux rumeurs persistantes sur l’existence d’une conspiration visant à retirer au Cameroun l’organisation de la CAN 2019 au profit d’un autre pays :
- il est en effet particulièrement curieux qu’il ait été décidé que les réformes récentes opérées dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football, s’appliquent immédiatement pour la CAN 2019. Une telle situation, qui remet unilatéralement en cause le cahier de charges précédemment conclu entre le Cameroun et la CAF, équivaut à un changement des règles du jeu en cours de match. Pourtant, une jurisprudence constante veut que les modifications dans le déroulement d’une compétition ne s’appliquent pas à celle devant être organisée immédiatement après leur adoption. A titre d’exemple, la décision du Conseil de la FIFA de changer le format de la Coupe du Monde, passant de 32 à 48 équipes, ne s’appliquera ni à la Russie en 2018, ni au Qatar en 2022 ;
- il est également curieux que la date de la première mission d’inspection de la CAF ait été unilatéralement changée, passant de Septembre à Août 2017 sans préavis ;
- d’où vient-il de plus que deux ans avant une compétition, une campagne d’intoxication et de désinformation soit engagée pour dire que le Cameroun ne sera pas prêt en dépit des efforts déployés sur le terrain et des assurances du Gouvernement camerounais.
La FECAFOOT tient à redire qu’après l’élection du Président AHMAD AHMAD, elle l’a assuré de son entière disponibilité à travailler de manière constructive avec lui pour le développement du football africain. La FECAFOOT continue à espérer qu’au cours de son mandat, le Président de la CAF aura à cœur de travailler au bénéfice de tous les pays africains et non contre certains d’entre eux. La FECAFOOT observera désormais avec une vigilance accrue, les actions et initiatives de l’instance faîtière du football africain relativement à l’organisation de la CAN 2019.
Nonobstant les curiosités sus-énumérées, la FECAFOOT accueillera avec un esprit constructif toutes les missions d’inspection de la CAF. La FECAFOOT, avec le plein soutien du Gouvernement et du Peuple Camerounais, réaffirme solennellement que le Cameroun sera prêt pour l’organisation de la CAN 2019. La FECAFOOT entend à cet égard tout mettre en œuvre, de concert avec la CAF, pour l’organisation sereine de cette grande et belle fête du football africain qui se déroulera en 2019 au Cameroun, Afrique en miniature./-

Yaoundé, le 7 août 2017

Le Président de la Fédération
Camerounaise de Football
TOMBI A Tombi Roko

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 20:49

La  crise qui sévit, ces jours-ci dans l’Eglise évangélique du Cameroun (E.E.C.) est à l’image de la moralité de quelques-uns d’entre nous. Elle a en toile de fond, le projet mal contenu de certains compatriotes, d’une ambition hégémonique sur la nation kamerunaise. Ceci met naturellement à mal le vivre en ensemble des communautés qui la composent et dont l’entente constitue un gage  pour la paix et la concorde dans notre pays.

Historique connue 

En 1999, le pasteur Mfochivé Joseph devient président de l’Eglise évangélique du Cameroun au Synode général de Garoua. Malheureusement, son mandat sera écourté par son décès en 2006. Et en pareille situation, les textes organiques prévoient qu’en cas d’indisponibilité du président : le vice-président assure l’intérim. C’est ainsi que le vice-président, le pasteur Isaac Batomen assurera l’intérim pour achever le mandat, inauguré par son défunt prédécesseur.

Dans le même ordre d’idée, il était plus ou moins attendu, à défaut d’être entendu, qu’à l’issue du mandat du défunt Mfochivé Joseph, le tour à la présidence de l’E.E.C. reviendrait à un pasteur Sawa, pour respecter le contrat triumviral institué au sein de l’E.E.C. Pour être bien clair, précision que feu Mfochivé Joseph, de la communauté Bamoun, a succédé au pasteur Charles Njiké de la communauté Bamiléké, de 1992-1999.

Dès lors, quoi de plus naturel, dans notre environnement à l’issue de sa direction intérimaire, que le pasteur Batomen Isaac souhaita obtenir, un mandat personnel. Ce qui, au  Synode général de l’Eglise évangélique à Yabassi en 2009, ne fut ni simple ni acquis. C’est à ce moment que le pasteur Batomen Isaac pour s’assurer quelques chances à sa revendication à la présidence de l’E.E.C., alla rencontrer l’élite sawa de Yaoundé pour requérir  son soutien. Parmi les personnalités rencontrées : feu William EtékiMboumoua ; Etamé Massoma ; MoukokoMbonjo ; NjohMouellè ; Me Epée Ndolo. Ce sont ces derniers qui  rendant compte au Ngondo ’a  Sawa ; l ’Assemblée traditionnelle sawa estima que : « Pour la paix, la fraternité et l’amour entre les enfants du même Dieu, le Peuple Sawa, sous l’égide du Ngondo, amena même la communauté bamoun à œuvrer pour l’harmonie en vous (pasteur Batomen Isaac, note de la rédaction) laissant sereinement assumer votre mandat, après les deux ans d’intérim directorial » (1).

A Yabassi en 2009, le Ngond’ a sawa précise que : « Sous la supervision de sa Majesté René Douala Manga Bell, alors président en exercice du Ngondo, les représentants des trois grandes communautés culturelles de l’E.E.C. (Bamoun, Bamiléké, Sawa) scellèrent à Yabassi un pacte de paix  sincère ; décidant de pourvoir dorénavant de manière rotative au poste de Président général de l’E.E.C. et de veiller à la composition collégiale du Bureau national de l’église. » (2).

Pasteur Batomen Isaac, non seulement obtint son mandat de 2009, mais le termina, avant de  demander en plus  une rallonge de deux ans à la fin de ce mandat. C’est la raison, pour laquelle, le pasteur Batomen se maintint à la présidence jusqu’au Synode de Ngaoundéré en 2017.

Ngaoundéré, l’accouchement difficile

A la veille du Synode de Ngaoundéré 2017, les préparatifs du conclave sentant, déjà, le roussi, le compatriote ShandaTonme, lança un appel : « Pour un large soutien populaire à la candidature du Révérend Pasteur PRISO MONGOLE RICHARD, au poste de Président de l’Eglise Evangélique du Cameroun. ». Avec d’autres termes,  Le Ngond’aSawa  embraya le pas par cette interpellation à l’attention du pasteur Batomen Isaac : « Nous voulons espérer que l’Esprit Saint  guidera vos actions, afin de passer le tablier au pasteur PrisoMoungolè qui est celui avec qui vous avez fumé le calumet de la paix à Yabassi devant les vivants et ceux qui ne sont plus de ce monde ; ainsi vous aurez œuvré pour une fraternité sincère et une paix durable dans l’Eglise évangélique du Cameroun » (3).

C’est le contraire qui se produisit à  Ngaoundéré : l’accord de Yabassi fut remis en question, sous le prétexte que le mandat qui devrait être accordé à la communauté sawa,  en la personne du pasteur PrisoMoungolè Richard, doit être « démocratiquement » disputé par d’autres pasteurs Sawa. C’est ainsi qu’un autre pasteur « sawa » s’est porté candidat à la présidence.

 Et un vote fut organisé, qui a conduit au résultat que nous connaissons. Pour contester la qualité de ce vote, deux actions ont été menées :

–           une plainte est portée contre  les pasteurs Batomen Isaac et Jean Samuel HendjeToya pour non-respect de la procédure de l’élection des nouveaux membres des organes exécutifs de l’E.E.C.

–          la  Déclaration des Laïcs Bamoun Engagés de l’Eglise Evangélique du Cameroun,  elle stigmatise  des tripatouillages au Synode de Ngaoundéré.

Un autre camp s’est constitué, pour soutenir cette élection. Il estime que, l’accord de Yabassi a été respecté par le vote à la suite duquel le pasteur HendjeToya Jean Samuel a été élu Président de l’E.E.C.

Ceci a donné l’occasion au Ngond’ a sawa  de préciser que : « Le concept Sawa est culturo-traditionnel. Il englobe des peuples parsemés dans les Régions du Sud, du Sud-Ouest et du Littoral. Il ne saurait par conséquent être assimilé à la seule Région administrative du Littoral qui compte des peuples non Sawa. » (4).

En clair, le pasteur HendjeToya Jean Samuel n’est pas un Sawa.

Le jeu trouble de certains lobbies

Le dire enlève-t-il quelque chose à la valeur de cet honorable homme de Dieu ? Bien sûr que non ! Car, être d’une ethnie d’ici ou d’ailleurs dans le triangle national, ne doit être nullement dévalorisant ni antagonique ! C’est une source de nos différences, qui doivent être comprises, comme des complémentarités. N’est-ce pas ce que disait Ruben Um Nyobè, lorsqu’il affirmait : « Nous reconnaissons la valeur historique des ethnies de notre peuple,  c’est la source même d’où jaillira la modernisation de la culture nationale. Mais nous n’avons pas le droit de nous servir de l’existence des ethnies comme moyen de luttes politiques ou de conflit de personne. » (5).  Um Nyobè continue : « Du point de vue démocratique, si la tradition veut que la minorité se plie à la loi de la majorité, la règle de la justice y met des conditions dont la toute première porte sur la sauvegarde et le respect des minorités ethniques, c’est la raison d’être même d’une démocratie digne de ce nom. » (6).

Tout le monde sait que le pasteur HendjeToya Jean Samuel n’est pas Sawa, sauf certaines « élites », pour des besoins d’instrumentalisation des communautés pour un but hégémonique. C’est pour cela qu’il convient encore de mettre en exergue les propos de  ShandaTonme, lorsqu’il déclare : « Nous avons souvent dit que si le Cameroun devait brûler, si le Cameroun devait être détruit,  la première buchette d’allumette, le premier coup de feu, le premier coup de machette, le premier acte de désordre ne viendra de la communauté Bamiléké. Nous sommes dans une situation où des chrétiens rassemblés au sein d’une institution religieuse se sont donné la parole. Il ne faut pas faire de langue de bois, notre pays est définitivement gouverné dans tous ses compartiments, (…), sur la base de considérations ethniques.» (7).

A la lecture de cette observation, d’où viendrait-il un jour ce qui pourra mettre à mal notre vivre en  ensemble ? A n’en point douter, les ambitions hégémoniques ! Puisque dans une autre correspondance ShandaTonme,  président de la COMICODI  reconnait très bien que : « Il n’y a aucun doute, et il ne saurait exister de doute, tant les preuves sont abondantes, que des lobbies néfastes, nuisibles et sans foi ni loi, ont pris le risque, assurés de l’impunité, de provoquer la scission et le désordre, en suscitant la candidature du secrétaire général qu’ils ont ensuite fait élire, contre tout bon sens, et au nom d’une démocratie travestie. » (8). Il conclut : « Enfin, que ceux qui critiquent le Ngondo, se rendent à l’évidence que cette vénérée source d’inspiration, n’a fait que son devoir et heureusement. C’est le lieu de rappeler qu’il aura fallu que son équivalent ailleurs, interpelle directement le Vatican, pour obtenir la nomination de deux Evêques Bamilékés dans un mouchoir de poche, après plus de vingt ans d’ostracisme. » (9) 

L’arbre qui cache une épaisse forêt…

A écouter certains compatriotes et lire la Déclaration des Laïcs Bamoun Engagés de l’Eglise Evangélique du Cameroun, la forfaiture du Synode de Ngaoundéré a comme seul but : l’ambition de certaines « élites » pour une  hégémonique communautaire. Mais elle ne serait  que l’arbre qui cache l’épaisse forêt insalubre que deviennent nos Eglises par la volonté de certains « bergers ». Pour ces Laïcs Bamoun : «Considérant la manière de moins en moins orthodoxe dont l’Eglise Evangélique du Cameroun est gérée aux plan spirituels, des ressources humaines, matérielles et financières tant au niveau Paroissial, Consistorial que National depuis un certain temps… Nous protestons contre les violations sans vergogne des textes statutaires de l’E.E.C., lesquelles transgressions se sont traduites par la pratique du faux, l’usage du faux et la corruption que tous les observateurs avertis ont vécus lors des assises du 59e Synode National électoral tenu à Ngaoundéré du 18 au 23 avril 2017 » et enfin ils concluent : « Que le résultat des élections du bureau national au Synode de Ngaoundéré le 22 avril 2017 soit purement et simplement invalidé ».

 Nous considérons  les vibrantes protestations des Laïcs Bamoun Engagés de l’Eglise Evangélique du Cameroun,  et celle de la Pastorale nationale de l’E.E.C. tenue du 20 au 22 juin 2017 à Bwadibocomme des positions claires et nettes en faveur du refus véhément des Sawa à la forfaiture du Synode de Ngaoundéré.

Autour, de la réparation de cette perfidie, tous les Chrétiens, au-delà des aires culturelles, doivent se lever pour la manifestation de la Vérité, surtout pour la bataille de la restauration des pratiques chrétiennes dans nos Eglises. Le Ngond’ a Sawa et les pasteurs sawa doivent s’efforcer de rallier d’autres pasteurs et fidèles de l’Eglise évangélique du Cameroun à cela.

L’Eglise évangélique du Cameroun doit demeurer une et indivisible, dans l’honneur et la Vérité. C’est une très grande bataille.

Enfin, les faits et méfaits du Synode de Ngaoundéré sont une illustration de la déliquescence du Kamerun d’aujourd’hui, dans laquelle nous engloutit une gouvernance vieillie, pillarde et anti démocratique. A telle enseigne que, face à la gabegie régnante et les pratiques défiant toute bonne moralité dans tous les segments de la société publique ou privée et la précarisation avancée au sein des masses populaires, au lieu de polariser nos efforts communs contre ces maux consumant, certains préfèrent la politique de l’autruche par de piètres solutions ethniques ou claniques.

David EkambiDibonguè

Publié le juillet 14, 2017 par davidekambi

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 20:46

Le Ministre de la Communication, Porte parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, était face à la presse le 24 juillet 2017 avec à ses cotés d’experts financiers de l’administration. Pour expliquer les contours du nouvel accord avec le FMI. Voici l’intégralité de la Déclaration du Porte parole du gouvernement du Cameroun.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Je vous ai conviés à la rencontre de ce jour, pour vous communiquer des informations pertinentes sur le programme économique et financier que notre pays vient de mettre sur pied et qui, vous le savez déjà, a obtenu le soutien du Fonds Monétaire International – le FMI – à travers un concours financier connu sous le nom de Facilité Elargie de Crédit en abrégé FEC.

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à cette occasion.

Mon propos va s’articuler en trois points, afin de répondre le plus utilement possible aux préoccupations que vous avez exprimées dans vos différents traitements de ce dossier et aussi pour la bonne information de l’opinion publique :

D’abord le contexte, la justification et les objectifs poursuivis par le Programme ; ensuite la consistance du Programme lui-même ; enfin, le rôle du FMI et la nature de la Facilité Elargie de Crédit soutenant le Programme.

S’agissant du premier point, je dirais en rappel que, c’est à l’initiative du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, que les Chefs d’Etats de la CEMAC se sont réunis le 23 décembre 2016 dans le cadre d’un sommet extraordinaire élargi à la Directrice Générale du FMI et au Ministre français de l’Économie et des Finances, pour plancher sur la conjoncture économique et monétaire dans la sous-région.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d’États ont adopté 21 résolutions, dont la résolution n°13, invitant les pays de la CEMAC à engager sans délai des négociations avec le FMI, pour mieux structurer leurs efforts de redressement économique, eu égard au choc subi du fait de la baisse drastique des cours du pétrole sur le marché mondial.

En effet, la situation économique des Etats membres de la CEMAC s’était sensiblement détériorée depuis 2014, faisant passer le taux de croissance moyen de la sous-région de 2,1% en 2015 à moins 0,7% en 2016, avec une dette publique représentant en 2015, 34,9% du Produit Intérieur Brut, pour se situer à 44,6% en 2016.

Quant aux réserves, elles passaient de 4 400 milliards de francs CFA en 2015, à 1 900 milliards de francs CFA, soit en termes de mois d’importations, de six à deux mois environ en 2016.

En ce qui concerne le solde extérieur courant, il était resté négatif jusqu’en 2016, se situant à hauteur de moins 10,2%.

Il s’agissait donc pour les Chefs d’Etats, d’amorcer une sortie de crise et de mettre en place les conditions d’une relance vertueuse et durable de leurs économies respectives, avec le concours du FMI, en engageant des efforts dans le double sens national, puis sous régional.

Dans cette optique, le leadership du Chef de l’Etat camerounais aura contribué à diriger une réponse régionale coordonnée, pour maintenir l’intégrité de l’arrangement monétaire de la CEMAC, et éviter de plonger les économies de la Communauté dans un marasme dont les conséquences économiques et financières auraient été sans précédent.

Au sein de la zone CEMAC, l’économie camerounaise s’est caractérisée par une résilience particulière, en raison de sa plus grande diversification, de la solidité de son tissu industriel et du dynamisme de sa demande intérieure.

Mais, inséré dans une logique communautaire et intégrée, le Cameroun a ensuite commencé à recevoir l’impact négatif des économies moins résilientes dans la sous-région et des chocs subséquents liés aux impératifs de sécurité intérieure.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre en termes macroéconomiques, entrainant une forte baisse des réserves internationales de la zone CEMAC prises dans leur globalité, puis en fin de compte, de celles plus spécifiques au Cameroun.

C’est pour enrayer cette spirale baissière et en tout cas dépréciative, que notre pays a élaboré un programme économique et financier triennal, visant à rétablir la stabilité et la viabilité extérieure de l’économie, tout en améliorant sa compétitivité, en renforçant la résilience du secteur financier et en favorisant une croissance vigoureuse et durable.

Le même programme était également destiné à servir de catalyseur pour la mobilisation de l’aide de nos partenaires techniques et financiers dans le cadre des projets ciblés d’appui budgétaire.

Pour appuyer ce programme dont – je tiens à le préciser – l’initiative est endogène et non imposée de l’extérieur, le Gouvernement a signé le 26 juin 2017, un Accord avec le FMI, dont le financement s’inscrit dans le cadre d’un mécanisme dénommé « Facilité Élargie de Crédit ».

Ledit Accord porte sur un montant de 483 millions de Droits de Tirage Spéciaux, soit environ 666,2 millions de dollars, équivalant à environ 400 milliards de francs CFA, dont 102 milliards de francs CFA disponibles dès l’approbation du Conseil d’Administration du FMI.

Il est important de noter que l’Accord dont il est question permet au Cameroun de tirer jusqu’à 175% du montant de ses réserves qui, aujourd’hui, s’élèvent à 275 millions de Droits de Tirage Spéciaux.

Il faudrait aussi mentionner que d’une manière générale, la Facilité Elargie de Crédit constitue le principal outil dont le FMI dispose pour apporter un soutien à moyen terme aux pays qui font face à des déséquilibres macroéconomiques.

Les soutiens accordés couvrent quant eux une durée maximale de trois ans.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Comme je l’indiquais plus haut, l’Accord passé avec le FMI pour cette Facilité Elargie de Crédit ouvre la voie à des financements bilatéraux additionnels.

À ce titre, 887 milliards de francs CFA sont attendus en plus du financement du FMI, en provenance de partenaires techniques et financiers, selon la répartition suivante :

  • pour la Banque Africaine de Développement : 377 milliards de FCFA ;
  • la Banque Mondiale : 247 milliards de FCFA ;
  • la France à travers l’Agence Française de Développement : 197 milliards de FCFA ;
  • l’Union Européenne : 66 milliards de FCFA.

Au titre de la seule année 2017, 510 milliards de de FCFA seront mis à la disposition du Cameroun dans le cadre des réformes-clé dans certains secteurs jugés critiques pour notre économie.

Le taux d’intérêt pour le remboursement de ces financements est de 0%, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans.

Il est important d’indiquer ici que le programme triennal ainsi appuyé par la FEC et les financements additionnels y adossés, est fondé sur notre propre stratégie de la croissance telle que fixée par le DSCE.

Il vise en outre à préserver les objectifs sociaux fixés par le Gouvernement.

Autrement dit, aucune interférence extérieure n’accompagne la signature d’un Accord tel que celui qui vient d’être signé entre le Cameroun et le FMI.

Il ne s’agit donc pas, contrairement à ce qu’on a entendu dire ces derniers temps, d’un Programme d’Ajustement Structurel, mais plutôt d’un soutien des partenaires techniques et financiers à la mise en œuvre de la vision gouvernementale en matière de développement économique et social de la nation.

Bien mieux encore, cet engagement de notre pays va renforcer la compétitivité et le potentiel de croissance à moyen terme du Cameroun et conforter davantage la stratégie nationale visant à atteindre le statut d’économie émergente à l’horizon 2035.

Tel est en tout cas l’engagement du Chef de l’État face à la nation tout entière.

Telle est l’aspiration légitime du Peuple camerounais.

Voilà donc, Mesdames, Messieurs les Journalistes, les éclairages et les précisions que le Gouvernement entendait vous apporter par ma voix, pour une meilleure appropriation de cet Accord que le Cameroun vient de signer avec la communauté financière internationale et pour une saine information de l’opinion publique.

Je vous exhorte à en faire un usage professionnel, objectif et responsable.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Issa Tchiroma Bakary

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 20:44

MESSAGE DE FÉLICITATIONS AUX NOUVEAUX CHEFS MILITAIRES PROMUS AUX GRADES DE GÉNÉRAUX AU SEIN DES FORCES ARMÉES CAMEROUNAISES

L’une des récentes actualités de cette fin de semaine et du mois de juin 2017 au Cameroun est marquée par la nomination de nouveaux Généraux au sein des Forces Armées du Cameroun.

Cette décision est un coup de tonnerre qui va créer des incidences sur de nombreux secteurs de notre société et qui ne peut nous laisser indifférent, en notre qualité de Candidat à la magistrature suprême en 2018, pour un véritable changement au Cameroun.

Parmi ces nouveaux promus que nous félicitons pour les services jusqu'ici rendus à la nation camerounaise, on trouve, un illustre fils du département du Moungo, à qui nous adressons comme aux autres promus, nos encouragements.

A travers ce fils du Moungo, les projecteurs sont encore braqués sur Nkongsamba, qui ne va pas, je le souhaite vivement, s'abonner ou s'inscrire dans la continuité de cette manie rétrograde des motions de soutien adressées au chef de l'Etat pour les nominations qu'il effectue dans le cadre de sa fonction, et auquel l'on nous a habitué depuis des années.

Ces motions de soutien après la nomination d'un membre de notre communauté, qui se prolongement généralement par des célébrations, réjouissances et agapes de remerciements aux connotations tribales, dévalorisent la force de l'acte de nomination du Chef Suprême des Armées, en renforçant au sein de l'opinion et du peuple, l'idée du clientélisme, de passe-droits​, de tricherie, des manipulations, des appuis occultes, des influences sectaires et d'absence de mérite dans la promotion professionnelle et sociale dans notre pays, et nous devons tuer ces pratiques rétrogrades.

Nous sommes convaincus que Nkongsamba, ville symbolique et mythique, jadis troisième métropole du Cameroun, comme les autres villes et contrées du Cameroun qui ont besoin de rattraper leur retard en terme de développement, a encore beaucoup à donner et va continuer, comme par le passé, de contribuer quantitativement et qualitativement au développement de notre pays, à travers les actions, les positionnements et les initiatives constructives, positives, éclairées et patriotiques des hommes de valeur et des enfants dynamiques, qu'elle regorge.

Nous voulons, avec vous, croire que cette nomination de nouveaux Généraux, tout comme la mise à la retraite de certains autres généraux atteint par la limite d'âge, est le signal que le pouvoir en place et le chef de l’Etat, ont enfin compris notre cri et considèrent aussi que c’est le moment maintenant, de renouveler et de rajeunir la classe dirigeante et politique de notre pays, comme le stipule la vision forte que nous portons pour un Cameroun Nouveau, et qui appelle nécessairement et impérativement, à un changement de cap dans l'urgence.

Ce renouvellement et ce rajeunissement des élites et des décideurs, qui passe, comme nous pouvons le constater avec ces nominations et promotions, par l’injection du sang neuf dans notre paysage politique et social, ainsi que la mise à la retraite et au repos mérité des hommes qui ont servi parfois avec honneur, fidélité, abnégation, conscience, nationalisme et patriotisme ce pays, est en effet, une condition incontournable, pour le nouveau départ que nous voulons fermement pour le Cameroun, notre beau pays, à travers notre opération "Tournons la page en 2018".

Nous voulons nous convaincre et vous persuader que, le sang neuf que représente la promotion de ces officiers supérieurs au grade de Général, est un déclic qui permettra aux populations et aux concernés, de prendre la mesure de l’urgence qu’il y a à se mettre dans la nouvelle dynamique qui s’impose à nous aujourd’hui : servir la patrie par nationalisme et patriotisme en défendant ses intérêts, au lieu de se servir soi même en défendant ses intérêts personnels, au détriment du bien-être général, comme certains jusqu’ici, l’ont démontré malheureusement, à divers postes de responsabilités au Cameroun.

MBAMY DE FOCHADA
Candidat de la Coalition et du Panafricanisme
Ensemble rendons l'impossible possible.
Ensemble nous sommes invincibles.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 20:44

Les mamans des quartiers défavorisées de Nkongsamba ont bénéficié durant trois jours d’un séminaire atelier de formation à la prise en main de la sexualité et de la prévention du VIH/SIDA, les Infections Sexuellement Transmissibles(IST) et les grossesses non désirées en milieu familial.

La salle des Actes de la commune d’arrondissement de Nkongsamba 1er a été le lieu du 11 au 13 juillet 2017, d’un séminaire atelier de formation de vingt (20) mamans sur les connaissances et les compétences favorables à un bon exercice de la fonction de Cool’Mama pendant l’action intitulée ‘’ projet pilote d’amélioration des capacités des parents  à prévenir le VIH/SIDA, les Infections Sexuellement Transmissibles(IST) et les grossesses non désirées chez les adolescents de Nkongsamba’’ baptisé COOL’MAMA mis en œuvre par l’association féministe Dynamic Femmes avec l’appui de ONUSIDA CAMEROUNCette activité  qui avait la particularité de constituer la première activité officielle du projet Cool’Mama a été présidé par M. Bernard Tafou, 2eme adjoint de la mairie de Nkongsamba 1 en lieux et places du maire de séant empêché. Ce qui a permis, outre l’objet principal de l’activité, de procéder au lancement officiel du projet éponyme.

Après que l’ensemble des intervenants se soient pliés aux rigueurs républicaines de l’exécution complète et en chœur de l’hymne national du Cameroun « ô Cameroun, berceau de nos ancêtres ». Mme Claudine Siewe, Présidente de l’association Dynamic Femmes a présenté le bien-fondé du projet, remercié les femmes de s’être engagées dans ce combat contre l’épidémie du VIH/SIDA, les IST et les grossesses non désirées tout en saluant, la présence et l’accompagnement du maire.  M. Bernard Tafou, pour sa part, a félicité l’association Dynamic Femmes pour son initiative et la pertinence de sa démarche parce que dit-il « la sexualité doit être abordé au sein de la famille avec les enfants et par les parents sinon ce sont les programmes télévisuels qui feront ce travail à leurs dépens ». Il a dit pour conclure, sa disponibilité à accompagner le projet ‘’Cool’Mama’’ tout en souhaitant aux participants de bien s’approprier des enseignements prodigués avant de lancer solennellement l’atelier de formation des Cool’Mama dont les thèmes de formation ont porté sur les défis et enjeux de l’éducation sexuelle et reproductive des enfants adolescents au sein de la famille, les actions et les méthodes préventives contre le VIHSIDA, les IST et les grossesses non-désirées ; et les techniques d’animation des causeries éducatives en famille.

Apprendre à inscrire la sexualité et la prévention du VIH/SIDA dans les causeries familiales

Ce fut le tour des facilitateurs, M. Jean Arsène AdjomoMvondo, enseignant a animé pendant la première journée le premier module de formation intitulé ‘’les défis et enjeux de l’éducation sexuelle et reproductive des enfants adolescents au sein de la famille’’. Une intervention qui a permis de démontrer aux participants, la raison d’être et l’importance de l’éducation à la sexualité au sein de la famille. La deuxième journée fut consacrée au module de formation intitulé ‘’les actions et méthodes préventives et curatives contre le VIH/SIDA, les IST et les grossesses non désirées’’. Conduite par M. Georges Auréole Lekama, Sociologue et Spécialiste du Marketing social, l’exposé était à la fois théorique et pratique. Les participantes ont pu prendre connaissance des principaux dangers de la sexualité à risques, de même que des moyens de prévention. Un point d’orgue a été mis avec l’active participation des participantes sur la démonstration du port et de l’utilisation du préservatif masculin et féminin. Le dernier jour, ‘’les techniques d’animation d’une causerie éducative en famille’’ ont été développées par M. Kotto Ewane, animateur social, qui a fourni aux participantes les rudiments pour initier, organiser et animer une causerie éducative en famille. Plusieurs ateliers pratiques ont été mis en scène avec au premier rôle les participantes.

C’est sur une note de satisfaction que ce séminaire atelier de formation des mamans à la prévention du VIH/SIDA, des IST, des grossesses non désirées et à la promotion de la santé sexuelle et reproductive dans la famille a pris fin avec la remise des parchemins aux participantes leur conférant désormais, la qualité de  Cool’Mama au sein de la famille et de la communauté.

Castro - Contact Rédaction de Scores2000 : +237 699451920/ 678894092/ / 663956404

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 07:43

Prochaine étape de la préparation de l'édition 2017 de l'Ascension du Mont Manengouba, rencontrer les patrons des organes de presse du Cameroun cette semaine, ouverture des accréditations à la presse étrangère. Contact : sylvaintimamo@gmail.com ou ndishonfoncharles@gmail.com

https://img.over-blog-kiwi.com/1/60/56/30/20161207/ob_ddffc2_liral.jpg

Tel est le déroulé de l'action présentée par Mme NTOH EKANGA Elodie Blanche Attachée Commerciale au sein du Groupe Scores2000. En trois années, le Comité d'Organisation local a fait ses preuves. Il est question de rendre la course internationale à partir du 11 novembre 2017. Des contacts sont en cours dans les pays africains comme le Gabon, la Guinnée Equatoriale, l'Ethiopie et l’Afrique du Sud. En Europe, la France, la Belgique et l'Allemagne et en Amérique, les USA et le Canada, en Asie, la Chine et le Japon.

Mr Sylvain TIMAMO TEDJON, patron du groupe promet de faire de son mieux en déroulant pour l'organisation son portefeuille relationnel.

Mr NDISHONFON Charles Trigar, Président de l’Association des Athlètes Professionnels du Moungo (Asprolathlism) et BASSOMO Sadrack de la Fédération Camerounaise d'Athlétisme pur le Littoral devront avant fin aout 2017 obtenir toutes les facilités administratives et diplomatiques pour le plein succès de cette compétition.

Scores2000, Entreprise partenaire, Chargée du Marketing et de la Communication serait heureuse de vous compter parmi les personnalités contribuant à l’implémentation du plan stratégique 2017-2018-2019 de cette compétition. Votre soutien multiforme est attendu pour nos supports d’information et de sensibilisation ainsi que la réalisation du cahier de charges.

L’itinéraire de la course est : Place des fêtes – Marché Central-Clinique des yeux - Hôtel le Moungo - Carrefour Leroy – Clinique Fouenang-Carrefour Lélé –Synergie Nord-Sud -  Clinique Ananfah – Chefferie Supérieure Baneka -  3ème refuge –Synergie Nord-Sud Carrefour Lélé- Carrefour de la Femme-Centre – Centre CNPS du Moungo- RASS –   Brasseries du Cameroun à Nkongsamba -Place des fêtes de Nkongsamba.

En plus du séminaire de formation des journalistes à l’athlétisme qui sera organisé avant la fin de ce mois et animé par Mr Yves Désiré Ekwalla sous l’impulsion de Mr Mitombe Mbome Emmanuel, Président de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FCA), le projet de programme de cette manifestation et les lettres de support seront discutés le 02 septembre prochain, en marge de la visite de travail de Mr Mbella Mbella Lejeune, Ministre des Relations extérieures du Cameroun dans le Moungo. Les prévisions statistiques sont : 300 athlètes nationaux, 200 volontaires, 150 officiels autorités (sportives-administratives-traditionnelles-religieuses-personnalités) et 5000 touristes.

Lijouom Chetou - Contact Rédaction de Scores2000 : +237 699451920/663956404/678894092

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 12:28

 La décision d’augmenter les prix des transactions du Mobile Money par Orange et MTN Cameroun n’a pas fini de faire des vagues. Dans une correspondance datée du 2 août 2017, Simon Kaldjob, président général de la Fédération des associations des consommateurs des produits et services des télécommunications et TIC (Factics), a saisi Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et télécommunications (Minpostel), pour requérir des sanctions à l’encontre des deux opérateurs de téléphonie mobile.

« J’ai le respectueux honneur de venir auprès de votre haute bienveillance soumettre à votre haute attention notre dénonciation et requête aux fins de sanctions à l’encontre des opérateurs de téléphonie mobile : Orange Cameroun et MTN Cameroun pour violations et mépris des lois de la République et de leurs propres engagements dans la prestation de leurs services Orange Money et MTN Money », écrit Simon Kaldjob.

Pour le cas spécifique d’Orange, indique-t-il, cet opérateur a violé l’article 12 des conditions spécifiques du service Orange Money qui dispose que « Orange-Cameroun se réserve le droit de modifier à tout moment les conditions d’Orange Money ou la tarification. En cas de modification, l’utilisateur ‘’consommateur’’ en sera informé au moins trente jours calendaires avant l’entrée en vigueur ».

Or, note le Factics, en date du 31 juillet 2017, Orange à travers un communiqué, a annoncé des réajustements sur la tarification de son service Orange Money prenant effet le 1er août 2017. Et effectivement, le lendemain de l'annonce, l’opérateur des télécoms a revu à la hausse les frais d’envoi et de réception des transferts d'argent. A titre d’exemple, pour un montant de 15 000 FCFA, il faut prévoir désormais 100 FCFA de frais d’envoi et 400 FCFA pour le retrait. Autre exemple, la nouvelle tarification a introduit la tranche de montants allant de 500 FCFA à 3 000 FCFA et donc, il ne sera plus possible de faire des transactions inférieures à 500 FCFA. Enfin, pour les clients non Orange Money, l’envoi est réévalué à 500 FCFA.

Quant à MTN Cameroun, note Simon Kaldjob « les hausses sont similaires et ont été faites sans la moindre information ». « Cette augmentation ne repose sur aucun fondement et ne se justifie pas car le service n’ayant connu aucune amélioration mais aussi ne respectant pas la réglementation en vigueur au Cameroun », s’indigne le président de la Factics.

De leur côté, les accusés déclarent tous les deux que les ajustements interviennent dans les strictes conditions qui ont été fixées par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). « Avant tout ajustement, nous effectuons un certain nombre de travaux en vue d’assurer que les conditions sont réunies pour assurer un usage sécurisé et bénéfique du service par nos clients.», déclare une source autorisée à Orange. Et d’ajouter : « cette information était disponible sur notre site dans les délais légaux. Donc nous sommes plus en situation de gestion de relation client que de procédure devant les cours et tribunaux ».

Sylvain Andzongo/Investir au Cameroun-  Contact Rédaction de Scores2000 : +237 678894092 / 699451920

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 12:21

Dans la terminologie constitutionnelle à la mode, on les désignerait par le vocable « autochtones du Moungo » qu’on serait plus précis. L’aire du groupe Ngoh-Nsongo recouvre toutefois le département du Moungo dans la région du Littoral, le Koupé Manengouba, la plus grande partie du département de la Mémé, le nord du Département de Fako dans le Sud-Ouest et à l’Ouest,

les franges occidentales des arrondissements de Santchou et de Kékem. Ses origines historiques sont relatées à la fois par la tradition orale et l’histoire des migrations bantoues. Selon les traditions orales , deux frères, seraient les fondateurs des peuples de la région, Mukula N´songo Ngoh et Mukwele Ngoh Ngoh
Ngoh habitait au sommet du Mont Manengouba, plus précisément à la caldeira d’Eboga. Un jour qu’il allait à la chasse, il trouva une jeune fille du nom de Sumédiang qu’il épousa. Puis arriva une certaine Ngotengang dont la peau était recouverte de gale. Ngotengang parcourait la région à la recherche de l’assistance. Partout où elle passait, on lui refusait l’asile. Mukwele Ngoh et sa femme furent les premiers à 1’accueillir. La nuit venue, elle leur délivra un secret : «la région connaîtra un cataclysme ; vous serez les seuls rescapés». Le secret délivré, Ngotengang disparut. Le cataclysme se produisit. Ngoh et sa femme furent les seuls rescapés. Après le cataclysme, le couple s’installa définitivement à Mwekan, sur le versant occidental du Mont Manengouba. A quelle date se produisit ce miracle de la création ? La légende reste muette là-dessus. Cependant, elle ajoute que Ngoh avait un cadet du nom de Mukula Nsongo. Sur le plan historique, le peuplement originel des Ngoh et Nsongo est à situer dans le vaste mouvement de migrations bantoues originaires du Congo et arrivées dans le golfe de Guinée vers la fin du XVIIe et les débuts du XVIIIe siècle. Il s’agit du courant Ngoh o Mulongo et de Akube a Mulongo Mulongo ma Sè Tukuru a Manela, un cousin éloigné de Mbedi Mbongo a bèsè ba Diketi la Ngoso a manela et de Ngae Mbongo A bèsè ba diketi la Ngoso a Manela .
La composante de MBEDI elle-même qui remonte l’estuaire du Wouri pour occuper les rives dudit fleuve, tandis que leurs cousins de la composante de NGOH s’installe d’abord dans l’actuelle ville de Limbé au pied du Mont Cameroun,puis émigrent dans un second temps vers l’hinterland à Barombi où ils s’installent autour du lac du même nom, vers l’actuelle ville de Kumba, région du Sud-Ouest. Les fréquentes éruptions volcaniques du char des dieux (Mont Cameroun),très actif au début du XVIIIe siècle, pourraient justifier le repli intérieur des Bakoundou, un peuple de l’eau, qui se voit obligé de quitter la côte atlantique pour le bassin du lac Barombi, non loin des flancs occidentaux du Mont Manengouba. Certains auraient poussé leurs escortes vers le rebord méridional du plateau bamiléké. Dans la composante bakoundou en question, on retrouve des sous-groupes comme les Balong, les Abo, les Bakossi, les Balondo, etc., qui se réclament aujourd’hui, selon la légende, descendants de Ngoh et Nsongo. On pourrait donc avancer à la confrontation du mythe et de la réalité que Ngoh et Nsongo n’ont pas été engendrés par une mystérieuse alchimie d’un déluge sur les sommets de Manengouba. Ils seraient des descendants bakoundou dont les ancêtres sédentarisés autour du lac Barombi vivaient de la pêche et de petites activités rurales. L’essor démographique et le milieu naturel aidant, ces populations se seraient dispersées à la recherche de nouveaux espaces vitaux tout en multipliant et diversifiant leur culture du milieu ambiant pour leur adaptation. Ce serait vraisemblablement dans la dispersion des Bakoundou, de la dépression Barombi que les phénomènes Ngoh et Nsongo se seraient installés en guerriers, chasseurs et nomades sur les flancs voisins du Manengouba où ils vont engendrer de nombreux fils dont les familles pétilleront le Moungo originel. Les Ngoh et Nsongo sont aussi et surtout une culture de la montagne et c’est là leur grande originalité qui tranche un peu avec les autres affinités sawa (populationscôtières). Montagnards, ils croient aux esprits du Koupé et pensent que cette montagne est le berceau mystique de toute l’histoire de l’humanité. Le Koupé est pour eux le lieu d’échange entre le monde des vivants et celui des morts. Les grands initiés y vont la nuit, mais aucun ne vous dira le lendemain ce qu’il y a fait. La soif des hauteurs, sinon l’habitude de l’altitude et la connaissance des eaux et de leurs messages ont développé chez ce peuple un complexe de supériorité et d’ouverture d’esprit vers le lointain. Peuple de forêts enfin : les Ngoh et Nsongo vivent de l’agriculture, de la chasse et de l´élevage.
La société mbo, à l’instar de la quasi-totalité des communautés de la forêt et du littoral au sud du Cameroun, est bâtie sur le modèle de sociétés segmentaires que d’aucuns ont qualifiées d’ « acéphales ». Le pouvoir politique et administratif est entre les mains du chef de lignage qui n’a d’autorité que sur les membres de sa famille. L’ensemble des lignages qui composent la société entretient entre eux des rapports de voisinage basés sur le principe de l’égalité des droits de différentes familles. La distribution du pouvoir est donc assez diffuse. Dans un tel contexte, on se rend compte que l’institution du chef du village ou du groupement est apparue avec l’organisation de l’Etat moderne, pour remodeler les structures de ces communautés, selon le schéma classique de l’administration, et disposer de relais sûrs à tous les niveaux.
Pour communiquer, les Mbo parlent des dialectes bantous ayant pour dénominateur le Kingala .Le rameau MBO compte dix-huit embranchements plus identifiés comme suit :
Balong, (Mbanga,Mbongue, Nguti ,Konye,Mombo, Muyuka) Babong,(Loum,Tombel) Bafaw,(Mbongue,Konye,Kumba) Bakossi,(Nguti ) Bakaka,(Ebone) Banéka,(Ebone et Nkongsamba, dans des localités telles que Badjoki, Ekangté ou Ngalmoa). Bassossi,(Nguti,Kumba) Bafun,(Loum-Sud,Djombe /Penja) Balondo, (Ekondo titi,Mundemba,Kumba,Manfé) Manehas,(Manjo,Bakwat) Manengouba,(flancs du mont Manengouba) ,Elung, Miengge, Mwaménam,
Ninong, Nkongho et Sambo.
Cette différence lexicale, qui relève plutôt de la dispersion géographique des populations, ne présente sur le plan pratique aucune difficulté de communication de fond entre les locuteurs de ces sous-groupes .1 Le sobriquet « mbokoki », utilisé par les allogènes pour désigner tous les autochtones de la région, du fait que le koki est le principal mets des Mbo,témoigne de l’unicité ethnique du rameau. L’on ne saurait d’ailleurs oublier que l’administration coloniale avait mis à profit le découpage linguistique poussé à l’extrême pour ses délimitations administratives, notamment cantonales. En maints endroits, les communautés linguistiques qui ne correspondaient bien souvent qu’à des variations dialectales furent considérées comme des ethnies. Il en est ainsi de cette région de Nkongsamba où des populations apparentées les unes aux autres constituent un vaste réseau clanique inextricable dont les alliances matrimoniales renforcent le tissu social. Si Manéhas, Mwaménam, Bakaka,Banéka, Baréko, Elong, Mbo, Ninong et Bakossi, etc., peuvent être considérés à la rigueur comme des communautés dialectales distinctes, l’identité ethnique ne saurait en revanche se laisser enfermer dans de si petites unités. On peut cependant grouper ces populations sous l’ensemble « bakossi-mbo ».
Mais comment situer l’origine de l’ethnonyme « Mbo » ? Les chercheurs de l’époque coloniale allemande, ayant constaté que toutes les langues de la région géographique autour de la chaîne montagneuse Manengouba- Koupé n’étaient à vrai dire que des dialectes d’un seul grand ensemble linguistique et que cet ensemble était par ailleurs indéniablement une seule unité culturelle, se sont mis à chercher un mot de racine commune à tous les sous-groupes. Ils ont trouvé ce mot dans l’appellation donnée à la notion de « pays » ou « habitat ».
C’est ainsi qu’ils ont constaté que dans chacun des 18 sous-groupes de cet ensemble bakoundou, cette notion était traduite par le mot Mbo ou sa variante. Ce mot ne s’est toutefois pas trop affirmé dans le temps dans la région concernée à cause de deux facteurs : premièrement, le découpage administratif pendant trois époques coloniales qui s’est soldé par la division de la région en six départements différents (Moungo, Meme, Fako, Menoua et Haut- Nkam puis Koupé-Manengouba sous l’Etat postcolonial). Deuxièmement, le fort peuplement
de la région par les Camerounais allogènes en provenance des autres groupes culturels et linguistiques. « Mais il reste une vérité culturelle et sociolinguistique que les peuples autochtones de cet ensemble ont été connus dans le passé et ne peuvent être connus dans leur globalité à présent et dans l’avenir que par l’appellation Mbo »,

Luther Moukoury/CP - Contact Rédaction: +237 678894092/ 699451920

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 12:09

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:16

Camerounais, Camerounaises, Chers Compatriotes,

Au commencement était  un traité qui créa Der Kamerun (1884-1819), qui devint le Cameroun et the Cameroon (1919-1922), il passa ensuite de Mandats transformés en tutelle (1946), Cameroun Occidental et Oriental. Dès 1957 en Juin né le premier Gouvernement Camerounais sous le Haut Commissaire Messmer, le Journal ‘’LE

BAMILKEKE’’ dans sa publication de Juin 1957, titra, le premier Gouvernement Camerounais est né, André-Marie Mbida, Njiné Michel, membres du Gouvernement créé par André-Marie Mbida, Chef du Gouvernement, Premier Ministre ; Ahmadou Ahidjo, Vice-premier Ministre, chargé de l’intérieur ; Djoumessi Mathias, Ministre d’État, chargé des Éudes et des affaires réservées, etc…Un gouvernement de dix(10) Ministères.

En 1960 & 1961, le Cameroun devint indépendant et la première République du Cameroun naîtra avec le feu SEM Ahmadou Ahidjo comme premier Président de la République ; en 1972 le Cameroun passa à la Réunification et 1982 la deuxième République du Cameroun va naître avec comme Président de la République, SEM Paul BIYA, en 1995 le Cameroun fait son entrée comme membre du Commonwealth.

Quant à l’histoire des partis politiques. Le Cameroun politique va naître avec la création de l’UC (Union du Cameroun) et sera ensuite suivi  de l’UNC (Union Nationale du Cameroun) et de l’UPC (Union des Populations Camerounaises). En 1960, le tout premier président Ahmadou Ahidjo créa le parti unifié et non le parti unique, ce qui va mettre une partie de l’UPC en dissidence et une autre partie va rejoindre le Gouvernement du feu Ahmadou Ahidjo dans la dynamique du parti unifié. En 1985, la création du Rdpc (UNC+UPC fraction non dissidente) donna le RD PC, (avec le prisme de ce que les Populations Camerounaises devint Peuple Camerounais).

En 1990, le Multipartisme va naître des cendres d’une lutte pour plus de liberté d’expression  et de démocratie. Les partis politiques vont se créer avec une liste non exhaustive de nos jours plus de trois cent(300) partis politiques existent au Cameroun pour une population de moins de vingt cinq (25 000 000 ha) millions d’habitants. Seulement, le Parti Rdpc est incontournable, étant donné son origine et puisqu’il s’agit là du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, qui n’est autre que la somme du résultat du parti unifié. Alors prétendre le contraire découlerait de la mauvaise foi qui caractérise les imbus et les arrivistes.

Nous sommes tous des Rdpcistes avant de devenir des opposants des partis d’opposition pour un Cameroun émergence grâce à une opposition constructive. 

Cette mise au point historique non exhaustive étant faite, je vous présente ce que nous proposons pour sortir de la crise et du plan d’assistance triennal voir du plan d’ajustement structurel.

Notre pays n’a pas besoin de tout cela mais puisque nous y sommes comment faire autrement pour s’assurer que nous n’y reviendrons plus surtout que nous pourrions désormais voler de nos propres ailes ?

Mesures immédiates et drastiques à prendre :

Les matériels mobiliers s’achèteront exclusivement au Cameroun, des dispositions seront prises pour encourager le partenariat privé local SUD/SUD et NORD/SUD en vue de faire manufacturer ces produits localement, n’oublions pas que la Société ANFLO jadis le faisait pour l’exportation et notre économie n’avait pas besoin de les importer;

La consommation des produits agroalimentaire sera exclusivement locale ;

La production des produits vestimentaires (Habits, Chaussures, Valises, mallettes, etc.) se fera dorénavant au Cameroun ;

La production des appareils électroménagers (Réfrigérateurs, congélateurs, fours, robots de cuisine, micro-ondes, etc.) 

La production et la manufacturation des engins de deux et quatre roues en partenariat avec des partenaires au développement ;

Ces mesures viseront à redéfinir la plate forme de l’industrialisation et faciliter l’autonomie économique de notre pays à court, moyen et long terme…

Que Dieu nous bénisse ! Que Dieu bénisse le Cameroun ! Amen !Par Dr. Antoine De Padoue NDEMMANU, Pdt National du Rdpf-Kumzse (10 Juillet 2017)

Lire la suite sur www.lechasseur.over-blog.net

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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