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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 17:04

Des hommes apparemment identifiés comme des Mbororos ont attaqué plusieurs cars de transport public partis de Douala dans la nuit du Lundi 17 au Mardi 18 Novembre aux environs de 2 heures du matin, au lieu dit Famkeu. Bilan : 01 blessé par balle, des passagers dépouillés, un car de marque coaster emporté.

Des bandes de malfrats, manifestement bien organisées, disposant d’armes de guerre et soupçonnées de bénéficier de solides complicités des populations sévissent de nouveau dans la Haut-Nkam. Désormais réduites, suite aux opérations musclées des forces de défense dans la zone de Bana, elles ont eu le temps de changer leur fusil d’épaule : l’heure n’est plus aux embuscades sur les axes routiers de Bana mais désormais à Famkeu. Et la chronique des jours tragiques n’est pas avare d’indicateurs. Ces bandits de grands chemins, puissamment armés, manifestement bien organisés, ne dédaignant pas l'amulette, et qui avaient commencé à sévir depuis un certain temps dans cette partie du Haut-Nkam, se sont rendus tristement célèbres au fil des ans par des méthodes bien connues. Des embuscades sont tendues aux véhicules transportant des passagers sur des axes routiers passants. Ces véhicules sont attaqués, leurs occupants molestés, voire froidement abattus, et leurs biens spoliés. Tel a été le cas la nuit du lundi 17 au mardi 18 novembre dernier à Famkeu situé à quelques kilomètres de Bafang où ils ont procédé comme d’habitude, à l’aide des branches d’arbre, le 18 novembre dernier entre 02 heures 3 heures, couper la route au lieu dit Famkeu, à quelques kilomètres de Bafang. D’après des témoignages recoupés auprès de certaines victimes, c’est un groupe de 07 personnes armées de 03 fusils de fabrication artisanale, de machettes. Après avoir dépouillé les passagers du car de marque coaster immatriculé CE-268-NW, appartenant à la société Noblesse Voyages du propriétaire Oumarou Adamou, conduit par sieur TAZONG Pierre, parti de Mélong pour se rendre à Bagangté, ils vont l’emporter pour une destination inconnue. Au terme de nos investigations, il ressort qu’un portable a été emporté, un laptop et la somme de 60.000 FCFA. Le sieur Nganso Pierre Marie, âgé de 60 ans, domicilié à Douala et propriétaire d’une RAV4 immatriculée LT-821-AQ a été blessé au niveau du bras gauche, à la face et à la joue gauche par les débris du pare brise avant de son véhicule atteint par des balles, tirées à bout portant sur le véhicule alors qu’il essayait de s’échapper, une fois tombé sur les hors la loi. Rattrapé, les malfrats vont ainsi emporter la somme de 150.000 FCFA. Conduit à l’hôpital de district de Bafang pour un check up, il a quitté cet établissement aux environs de 13h- 13 heures à l’effet de poursuivre les soins en lieu sûr. D’après les forces de l’ordre, il s’agirait sans doute du même groupe qui opère du côté de Bana car le mode opérationnel est le même. Après leur forfait, ils s’enfuient toujours avec un véhicule arraché à une victime. En cette période de fin d’année et de saison sèche où plusieurs personnes fréquentent l’ouest pour des rasions diverses, les usagers gagneraient à collaborer avec les forces de sécurité et s »jà dans la ville de Bafang, des voix s’élèvent pour réclamer le retour des contrôles mixtes au lieu dit Famkeu. En entendant, les forces de sécurité du Haut-Nkam disent ne pas se décourager et de poursuivre ces derniers jusqu’à leur dernier retranchement. En attendant de mettre la main sur ces bandits de grand chemin, une enquête a été ouverte par le commissariat de sécurité publique et la brigade de gendarmerie de Bafang. La population vit désormais la peur au ventre.

Léopold Junior NGUEKO/CP

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 17:00

Le club le Rubis de Douala a fait des heureuses à Fotouni le Samedi 15 Novembre dernier, en remettant aux femmes rurales de Fotouni, un don estimé à près de 4 millions de francs CFA, constitué d’un tricycle à moteur complet, d’une égraineuse à mais, de 100 paires de bottes, 120 chasubles, des porte-touts, des pulvérisateurs et autres…

Ce geste de cœur su club le Rubis à Fotouni le weekend dernier, vient soutenir les efforts sans cesse croissants de l’honorable Kamanké Njinkeu Hortense, membre du club et présidente du réseau des femmes rurales de Bandja. Au total 05 allocutions. D’abord le mot de bienvenue de la présidente des femmes rurales pour saluer la présence de ses sœurs à Fotouni avant de leur dire merci des efforts consentis dans l’amélioration des conditions des rurales : « je ne suis qu’un petit membre du club le Rubis, ce grand club pourtant qui est venu honorer la femme rurale de Fotouni dont je suis la présidente fondatrice. Nous avons reçu énormément de cadeaux : 01 tricycle, pousse pousse, une centaine de paires de bottes, que dis-je encore, une égraineuse à mais, chasubles, ainsi de suite. Vraiment notre joie est débordante ce jour. Nous disons infiniment merci au club le Rubis d’être venu voir à quoi nous ressemblons dans notre vie du village, les mains chargées de cadeaux… ». L’association des femmes rurales regroupe près de 3672 membres qui depuis 02 ans, exploitent près de 5 hectares de terre où sont cultivés du mais et du haricot blanc. Pour madame Happi, présidente du club le Rubis de Douala, cette cérémonie est une illustration des missions assignées à leur club. Un club qui compte une quarantaine de membres avec des diverses œuvres à son actif au profit des couches sociales à Douala, Edéa, Nkongsamba et plusieurs villages à l’ouest dont Fotouni. Elle a invité les femmes, à accepter de tout cœur ce don qu’elle considère comme toute une richesse car ces outils les aideront à booster davantage la production : « Nous sommes à Fotouni avec joie pour continuer l’œuvre du Rubis qui est une association caritative et notre vœu est de voir les bénéficiaires faire un bon usage de ce don. Nous offrons aux femmes rurales, représentées par notre amie et membre, honorable Kamanké Hortense ce dont elles avaient besoin pour avancer et faire avancer au travers de l’agriculture et notre rôle ici, c’est d’appuyer ces femmes qui sont des moteurs du développement car ce sont des femmes qui nourrissent des familles, qui habillent des enfants et qui payent leur scolarité en faisant des efforts sans moyens. Nous avons voulu donc les aider et de les encourager sans ce sens ». Le chef supérieur, Sa Majesté Fondjo David Final, a pour sa part loué la solidarité agissante du club le Rubis de Douala à leurs sœurs de Fotouni : « Il faut dire que lorsqu’on est en zone rurale et à la période où tout le monde parle de l’agriculture de 3ème génération et que le Rubis, ce groupe de femmes très dynamiques, pense qu’il faut mécaniser l’agriculture à Fotouni, on ne peut qu’en s’en réjouir dans la mesure où en apportant un soutien fort aux femmes rurales de Fotouni, elles contribuent au développement de l’agriculture de 3ème génération qui a déjà commencé à Fotouni avec les efforts rudimentaires de la femme rurale. Elles sont venues avec un tricycle qui nous permettra désormais de sortir nos mais, notre haricot blanc des champs ; elles sont venues avec une égraineuse qui va nous permettre de ne plus abimer les doigts de nos mamans ; elles sont venues avec un porte-tout, des bottes pour que nos mamans ne mettent plus les pieds par terre et qu’elles ne soient plus en insécurité et c’est une journée qui renferme en elle beaucoup de choses, passer de l’agriculture à la sécurité en passant par la beauté de nos femmes. Aux femmes rurales, il faut la bonne utilisation de ce don, respecter le message de leur hymne à savoir l’union, la solidarité et surtout la solidarité agissante qui les caractérise déjà si bien ». Sa Majesté Fondjo David Final a profité de la circonstance pour élever Honorable Kamanké Njinkeu Hortense, au titre de Mafeu Noufi, c'est-à-dire la reine mère de la nouveauté pour ces multiples innovations en faveur de la femme rurale. Les femmes rurales, après la réception du don, vont dire à l’unisson merci au club le Rubis et vont s’engager à une meilleure gestion de ces outils pour l’émergence 2035 de Fotouni. Le sous préfet de Bandja, Suh Patrick Ndélé qui présidait cette cérémonie était visiblement satisfait. Il a exprimé à travers ces mots : « La journée d’aujourd’hui est entièrement consacrée à madame Kamanké. Majesté, en venant ici, je ne savais pas que vous devrez honorer madame Kamanké. Quant à moi, je suis arrivé avec un parchemin conçu depuis le 20 mai dernier après sa décoration à la place des fêtes de Bafang puisque cela fait 1 an déjà que je suis à Bandja comme sous préfet, je l’observe et je saisis l’occasion de ce jour pour lui décerner ce diplôme pour sa détermination pour le développement de l’arrondissement et lui témoigner en même temps ma reconnaissance ». Par son enthousiasme inégalé, le sous préfet a exhorté les femmes bénéficiaires, à conjuguer plus d’efforts avec les services techniques à travers des postes agricoles, mis à leur disposition par l’Etat, dans le but de mieux utiliser ces outils et booster loin d’elles la misère, et contribuer au bien être des populations. La cérémonie a été immortalisée par la prise d’une photo de famille.

Léopold Junior NGUEKO/CP

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 16:57

C’était le jeudi 20 novembre 2014 dans la salle Manu Dibango de Dschang, en partenariat avec l’Alliance Franco- camerounaise. Intitulé « Guide Pratique de l’Information Judiciaire au Cameroun », Me Abraham NFonchi, greffier en chef auprès des tribunaux d’instance du Haut-Nkam à Bafang, a choisi la cité universitaire pour présenter son recueil au public fortement représenté parmi lesquels la famille judiciaire dont le président des tribunaux d’instance de Dschang, Monsieur Tchihikou Daniel et Dr. Simo André, procureur de la république auprès de cette institution.

Dans sa note de lecture, Dr. Ernest Folefack, chargé des cours à la faculté des Sciences Juridiques et Politiques à l’Université de Dschang, a résumé cet ouvrage comme une expérience transcrite de l’auteur. Pour sa part, le Pr. Robert Fotsing, enseignant à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines dans la même institution et modérateur de circonstance, a présenté ce document de 15 chapitres étalés sur 249 pages, comme un ouvrage qui vise à mettre à la portée de tous les praticiens du droit en général, des jeunes juges d’instruction et greffiers en particulier, quelques notions utiles à la bonne administration de l’information judiciaire. Il faut le relever pour dire que ce livre, de par sa particularité, aussi ouvert aux justiciables que sont le grand public, indique ce qui est recommandé de faire en proposant des formulaires appropriés. Il s’agit ici de l’adaptabilité de son auteur, qui a longtemps exercé sur l’empire du code criminel et qui avec la nouvelle législation du code de procédure pénal s’y est arrimé pourtant de nos jours, certains praticiens du droit utilisent encore des termes inappropriés lorsqu’ils parlent du mandat de dépôt etc. L’information judiciaire étant considérée comme un trait d’union entre l’enquête et la phase du jugement, l’auteur dans son ouvrage a ressorti la double casquette de juge d’instruction, d’abord comme enquêteur avec des actes, des commissions rogatoires et des procès verbaux. Ensuite, sa casquette de magistrat à travers des ordonnances. C’est donc en conclusion, un prototype d’ouvrage avec des formulaires qui peuvent être adaptés aux cas d’espèce, surtout qu’il est souvent difficile de s’arrimer aux régularités même des procès avec tous les actes du juge d’instruction, c’est donc ce livre intense que Me Abraham Nfonchi a voulu bien présenter au public de Dschang afin que nul n’en ignore la loi d’après un dicton. « L’idée d’écrire cet ouvrage est l’émanation de certains auditeurs de justice, élèves – greffiers de l’ENAM et des avocats stagiaires qui, pendant mon long séjour (1984 – 2002) au cabinet d’information criminelle du Parquet Hors Classe de Yaoundé, ne cessaient de me conseiller de réunir dans un document, toutes mes connaissances pratiques en matière d’information judiciaire. Profitant de mon séjour aux Tribunaux d’instance de Yokadouma où j’étais moins sollicité, j’ai donc cru devoir réaliser ce rêve qui était celui de mettre sur pied ce modeste guide pratique » s’exprime l’auteur du livre, Me Abraham Nfonchi. Le président des tribunaux d’instance de Dschang et le procureur de la république n’ont pas manqué de témoigner des expériences acquises auprès de Me Abraham Nfonchi alors qu’ils étaient encore des magistrats stagiaires. Ils vont tous deux saluer le courage de l’auteur car disent-ils, il n’est pas facile de produire un tel manuel avec toutes les critiques que cela génère au quotidien.

En réalité, l’utilité de cet ouvrage sera d’un grand apport pour les étudiants en droit et les élèves des grandes écoles au Cameroun.

Me Abraham Nfonchi obtient son Baccalauréat en 1984. La même année, il est admis au concours direct de greffe. En 2000, il obtient une licence de droit privé. Il va bénéficier de plusieurs séminaires de perfectionnement avec à son actif, 22 années passées au cabinet d’information criminelle à Yaoundé. Approchant la trentaine, il décide de publier cet ouvrage en 2011 que l’on peut retrouver aux éditions Cœur d’Afrique. Me Abraham Nfonchi est greffier en chef aux tribunaux d’instance du Haut-Nkam à Bafang. La prochaine dédicace pourrait avoir lieu à Douala pour les étudiants en droit de cette cité universitaire.

Léopold Junior NGUEKO/CP

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 16:50

Brusquement arrachée à la vie le 17 octobre 2014 aux environs de 19 heures, le décès de dame Dackam Sylvie Chantal épouse Yonga n’a cessé de défrayer la chronique dans tous les milieux publics et associatifs de Bafang, voici bientôt un mois. Le clou de ce feuilleton, c’est le spectacle donné le vendredi 21 novembre dernier à la morgue de l’hôpital de District de Bafang pour un public habitué aux levées de corps sereines et non aux coups de poings.

Agée de 37 ans, Dackam Sylvie Chantal n’a pas eu droit aux obsèques dignes de son dynamisme. Elle a été inhumée le week end du 22 novembre dernier en l’absence de son époux et de sa belle famille abusée de l’acte coutumier de mariage qui unit leur fils à la défunte. En effet, victime d’un accident de la voie publique le 17 octobre 2014 avec son mari au retour d’une visite familiale, dame Dackam Sylvie Chantal va rendre l’âme sans crier guère tandis que son mari, dans un état comateux est transporté pour les urgences de l’hôpital Ad-Lucem de Banka où il va y séjourner pendant quelques jours avant son transfèrement à l’hôpital de Bingo. Le corps de la défunte est transporté aussitôt pour la morgue de l’hôpital de District de Bafang par sa sœur, à l’insu de sa belle famille, qui informée, crie au scandale et parle de sorcellerie. C’est ainsi que le climat va se détériorer entre les deux familles d’abord pour ces accusations malpropres et puis parce qu’elles ne s’entendent pas non plus sur le lieu de l’enterrement. Rendu chez le Procureur de la République, le Parquet va trancher en faveur de la belle famille malgré le fait que l’époux ait brandi l’acte coutumier de mariage. Le corps de son épouse reposera à Bafang et non à Fondjanti, village du mari dans l’arrondissement de Bakou. Se sentant donc lésé par le parquetier, les deux familles se sont données rendez-vous à la morgue autour de la dépouille pour des séries de combats avec comme spectateurs de nombreux amis et associations venus pour le dernier hommage. Le 1er acte c’est la bagarre qui va opposer le frère de la défunte à celui du mari. Raison : refus à la belle famille de voir le corps de leur épouse exposé dans le hall de la morgue. Le 2ème acte se vit alors que tous attendent le corbillard pour le transport du cercueil. Impatiente, la famille du mari va résolument opter pour le transport manuel du cercueil pour le domicile familial. Rendue sur une distance d’à peu près 100 mètres, la belle famille va s’interposer. Le cercueil est jeté par terre et on s’exprime par les muscles. Transporté une fois de plus pour la morgue, ils vont se heurter au refus catégorique du croque-mort qui va leur fermer la porte avant de déclarer que quand le corps est sorti, impossible qu’il revienne. La bagarre s’envenime, les coups de poings fusent, l’un des frères de la défunte sort son arme. Enfin va arriver le corbillard qui transportera la dépouille mais après des minutes de marches, il va tomber en panne. Controversés, beaucoup vont commencer à abandonner la procession. 3ème acte. Au lieu de l’Eglise Catholique Saint Luc comme initialement prévu sur le programme, c’est finalement l’EEC de Bafang 2 qui va accueillir le corps qui n’a que souffert, ceci à la suite d’une chaude explication puisque la famille de l’époux avait préféré aller au domicile familial avec le corps. Impuissants devant ces scènes déshonorant, les amis et toutes les associations n’ont eu que leurs yeux pour voir et commenter, chacun d’après sa langue. Il faut dire que toutes les démarches entreprises par le chef supérieur Fondjanti pour que l’âme de son épouse repose en paix sont restées vaines et même la sollicitation de son collègue, le chef supérieur Bafang, n’a rien apporté au choix des autres. Controversée, la famille de l’homme a quitté la scène, laissant le corps de son épouse, objet de convoitise, à sa famille pour inhumation. Effectivement, le corps repose désormais au quartier Mouankeu à Bafang sur le titre foncier N°571 appartenant à un certain Ngossiba François, résidant à Bertoua. A la dernière nouvelle, le propriétaire de ce terrain, demande à rencontrer la famille de la défunte pour une autre explication. Peut-être là le début d’un autre feuilleton. Dackam Sylvie Chantal aurait vécu à jamais si bien que le rituel d’inhumation souvent fait par le pasteur n’a pas été, le servant de Dieu ayant quitté les lieux peu avant, à cause du verbe contenu dans les différents témoignages. Plus de 10 au total qui n’a laissé personne insensible à cette disparition. Que vivement, après tout ce combat, on espère que son âme reposera vraiment en paix.

Léopold Junior NGUEKO /CP

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 18:27
Budget 2015 des Communes du Moungo : rien d’impressionnant dans l’élaboration des nouvelles feuilles de route

C’est par les Communes de Mbanga du maire LEMBE MBAPPE le 27/11/14 et MOMBO de DJOUOKOU Jean Blaise le 28/11/14 que le préfet HONA Thomas a entamé sa tournée d’accompagnement en tant que tutelle administrative dans l’optique de l’examen et de l’adoption des feuilles de route de 2015.

A la Commune de Mbanga

Le budget de la Commune de Mbanga pour l’année 2015 est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 469 809 380 FCFA, soit une augmentation de 99 031 352 FCFA en valeur réelle et 25% en valeur relative comparé à celui de 2014. Le maire dans ses explications a fondé ses espoirs sur la carrière de sable en création dont les études et la faisabilité sont déposées au FEICOM, banque des communes. Il a également penché sur la fourrière municipale et un parc de stationnement, la taxe sur le transport des produits de carrière. Les recettes issues des hangars du marché KOTTO au lieu dit péage de Muyuka. Dans ce budget, le fonctionnement prendra 60%, soit 281 885 628 et l’investissement 187 923 752 FCFA, soit 40% du budget. La commune de Mbanga paye les salaires pour un montant de 8 221 664 FCFA par mois, ce qui représente 35 % de l’enveloppe allouée au fonctionnement soit 98 658 970 FCFA en valeur réelle.

La particularité de Mbanga dans l’étude de se budget est la répartition des travaux en heure et en date dans les commissions. La séance d’ouverture de l’examen du budget s’est tenue le 17 novembre 2014 en présence du Maire et de ses Adjoints, du Secrétaire Général, du Receveur Municipal, du Chef de service économique et financier, du responsable du bureau de l’assiette fiscal, de l’agent financier, du chef de service technique et du cadre de développement de la commune. La commission des finances a examiné le budget le 18 novembre, les grands travaux le 19 novembre et les affaires sociales le 20 de ce mois. Cette rencontre de la plénière du conseil du 27/11/14 a permis le lancement des travaux d’élaboration du plan sommaire d’urbanisme de la ville de Mbanga financés par l’Etat à hauteur de 25 millions et confiés a l’entreprise BATISU SARL du Dr NANFACK. Etait également présent M. FOMEN Guy, le délégué du MINHDU. Au cours des débats, le conseiller municipal TEDJOUTEU Iréné du Social Democratic Front (SDF) a questionné sur la situation des collègues conseillers municipaux exclus de leur parti le Rdpc.

A la Commune de Mombo

C’est dans la salle des actes MOUKOUELLE MOUKOUELLE Benjamin que les travaux se sont déroulés en présence du Préfet HONA Thomas. C’est un budget qui s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 654 592 082 FCFA et dont les différents ratios attendus à la confection du budget ont été respectés. Il est en hausse de 25 093 544 FCFA par rapport à celui de 2014. Le projet d’investissement annuel de la commune de Mombo prévois : la construction des fours à séchage ; la construction des magasins de stockage ; la construction d’un complexe commercial ; l’électrification rurale des villages MOUNDECK, NKWANGSI et BOUBOU ; l’assainissement de la voirie urbaine ; la connexion de DJOUNGO Rail au réseau CDE et bien d’autres. Une délibération importante a été votée, celle autorisant le maire à contractualiser en CDI le personnel en service depuis quelques mois

Toutefois, bien que M. HONA Thomas, administrateur civil Hors Echelle ait félicité les conseillers municipaux pour avoir voté les budgets 2015 de Mbanga et de Mombo, il a exprimé ses inquiétudes par rapport aux choix prioritaires de maires et de leurs assistants techniques. Il a l’impression qu’il a prêché au désert depuis les derniers budgets élaborés en 2013 et lors de l’adoption des derniers comptes administratifs entre mars et avril 2014 dans les communes du Moungo.

La tutelle administrative est courroucée et pour causes, des simples réalisations pouvant booster le niveau des recettes ne sont pas comptabilisées visibles… Rien d’impressionnant en ce qui concerne l’aménagement du stade municipal de Mbanga, le marché, la gare routière, la bibliothèque municipale, de même qu’à Mombo où il avait insisté sur la construction des logements communautaires comme la résidence du maire et de ses adjoints, la résidence les chefs de services administratif, la résidence pour agents communaux et autres fonctionnaires de passage à Mombo, les parking payants, la fourière municipale. L’urgence est de faire des gymnastiques maintenant que les plans de campagne sont votés partout à plus de 80% dans l’optique d’améliorer les conditions de vie des populations.

Sylvain Timamo à Mbanga et Mombo

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 09:50
diner forum nkongsamba
diner forum nkongsamba

Dans une démarche participative lancée avant 2013, les acteurs sociaux de Nkongsamba ont recherché le développement durable. Le forum organisé du 13 au 16 novembre 2014 dans la cité des montagnards, chef-lieu du vaste département du Moungo au Cameroun a été révélateur.

Les filles et les fils des 12 villages de Nkongsamba ont commencé par mouillé le maillot le 01 novembre lors de la soirée diner-débat du canton Baneka présidé par Me EKANDJE NDJANGA Eithel sur le contenu thématique et le calendrier d'activité de cette plate forme. Pourquoi, Comment, où et avec qui? sont les questions que tente de répondre le premier magistrat de Nkongsamba, le Dr KOLLO Basile

Lors de la cérémonie d’ouverture du 13 novembre dernier, le délégué du Gouvernement Dr KOLLO Basile a dit que « le forum pour le développement de Nkongsamba se voudrait être une plate forme annuelle de concertation des fils et filles de Nkongsmaba pour un développement harmonieux et participatif devant amener progressivement et méthodiquement vers l’émergence. Cette cérémonie d’ouverture qu’a présidé le Préfet HONA Thomas, a permis aux participants de savoir le rôle prépondérant qu’ils ont à jouer dans l’accomplissement du processus de relance en cours. HONA Thomas aura également dans son discours de circonstance fustigé le climat de paresse qui semble être l’apanage d’une certaine classe de la population. Selon l’autorité, ce n’est pas le chômage qui fait le plus mal dans la ville de Nkongsamba, mais la paraisse et les égoïsmes qui animent les populations.

Selon des urbanistes, le premier pas pour le développement harmonieux d’une ville est l’élaboration d’un plan directeur d’urbanisme. Dans cette démarche, le gouvernement de la république à travers le MINHDU a financé un cabinet à hauteur de 80 millions pour faire ce travail à Nkongsamba. Travail qui a été validé par le conseil de Communauté en 2013 et approuvé par l’autorité de tutelle en 2014. Par ailleurs, un projet de plaidoyer et de pilotage du développement de Nkongsamba est actuellement disponible et devrait être complété par les plans d’occupation des sols et plans communaux de développement. Puisque développement rime avec moyens financiers, le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Nkongsamba, Dr KOLLO Basile s’est lancé à la recherche de moyens nécessaires à travers les organismes accrédités par L’ETAT et a invité au forum le Crédit foncier, le Feicom, le PNDP, l’AFD, le GICAM, les institutions financières, les institutions universitaires, les décideurs des ministères en charge des questions importantes, les organisations de la société civile et surtout de nombreux medias nationaux et internationaux. Pour lui, une seule main ne peut attacher un fagot et il a besoin de tous les enfants de la localité « il faut laisser les clans de côté, les querelles fratricides et les intrigues. Le développement n’a pas de tribu ni de religion ».

Selon le délégué du gouvernement, le temps était donc venu de réunir autour d’une table tous les enfants de la ville afin de fédérer les ressources intellectuelles, matérielles et autres dans une synergie d’actions qui va permettre de relancer cette cité historique.

Le premier jour du Forum a permis à M. FOMEN Guy, Délégué du MINHDU de présenter le document de planification de la ville et ensuite de suivre les exposés des sectoriels sur les différents projets du gouvernement que l’on pourra mettre en œuvre pour accompagner les jeunes et les femmes en matière d’auto-emploi et comment avoir accès à des financements, le Crédit Foncier a exposé sur ses innovations et perspectives.

Le second jour était consacré au fond National de l’emploi (FNE) aux banques classiques, aux micro-finances et institutions universitaires. Ces derniers se sont étendus sur le financement de microprojets jeunes allant de 300 000 FCFA à 500 000 FCFA.

Le troisième jour était consacré aux débats artistiques et touristiques animés par le Groupe du festival itinérant Wakavane.

Le quatrième jour consacré au sport et implémenté par la course de montagne baptisée « 5ème édition de l’ascension du Mont-Mmanengouba ». Et dans son allocution de fin, le Délégué Dr KOLLO Basile a laissé entendre que « Le projet de développement de la ville de Nkongsamba prévoit la construction d’un complexe sportif, qui ne sera peut-être pas le Palais des Sports de Yaoundé que le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya à donné au peuple camerounais, mais nous serons dans la même synergie de développement des infrastructures sportives en construisant une complexe impressionnant, en aménagement d’autres infrastructures sportives en relation avec les communes d’arrondissement. Nous serons en mesure d’abriter des compétitions de haut niveau, de très haut niveau et pourquoi pas des matchs de la Coupe d’Afrique des Nations de 2019 ». Le préfet HONA Thomas a demandé de laisser passer le temps des discours pour poser des actes concrets qui resteront dans l’histoire. De multiplier les infrastructures et de rendre le cadre de vie plus agréable aux populations. Que ce forum survenu après la tournée économique du Gouverneur de la région du Littoral permette de réveiller les esprits endormis de manière à participer à l’émergence de Nkongsamba et par extension du Cameroun en Général.

Dossier réalisé par Sylvain Timamo, Georges Stéphane NDang et Lijouom Chetou

Dr Kollo Basile : "Mettons nous au travail pour préparer l'édition 2015 de l'ascension du Mont Manengouba"

Le Délégué du Gouvernement auprès de la communauté Urbaine de Nkongsamba apprécie le déroulement de la 5ème édition de l’Ascension du Mont-Manengouba.

Au terme de cette compétition qui a réuni les athlètes de différentes régions du Cameroun à Nkongsamba, quelle lecture faites-vous de cet événement ?

Pour une relance, nous sommes satisfaits. C’était un entrainement pour voir les points sur lesquels nous pouvons insister pour l’organisation de l’édition 2015. Nous avions deux objectifs, et les deux ont été atteints. Nous devions en premier sélectionner les athlètes qui devront représenter la ville de Nkongsamba à l’ascension du Mont-Cameroun qui est un événement national. Nous avons retenu les trois premiers garçons et les deux premières filles qui seront sponsorisés par la ville. En deuxième lieu, aussi embryonnaire, qu’elle soit, cette course est un signal pour les autres éditions. Relancer cette ascension du mont était notre priorité et c’est un objectif atteint.

On a constaté dans l’ensemble qu’il n’y avait pas une grande mobilisation des habitants de la ville ?

Beaucoup de gens n’ont pas cru à l’effectivité de cette course. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Communauté Urbaine a intervenu. Pour organiser une compétition, il faut avoir les autorisations et jusqu’à la semaine passée (semaine du 10 novembre Ndlr), on n’avait pas ces autorisations de la ligue régionale d’athlétisme du Littoral puisque la ligue départementale a été suspendue pour « non organisation des événements depuis au moins 7 ans ». Mais avec cette édition, on espère remettre cette compétition sur pied. Donc, c’est un nouveau départ.

Cette compétition a connu des manquements sur le plan technique et organisationnel, comment expliquez-vous ces faits ?

La course a été organisée par les athlètes eux-mêmes (association des athlètes professionnels du Moungo Ndlr). C’est-à-dire, ceux qui maitrisent le circuit. Néanmoins, tous les manquements, nous les assumons parce qu’ils nous permettront de préparer l’édition 2015. Dans les deux semaines à venir, un comité de préparation de l’édition 2015 sera mis en place. Donc les différentes critiques nous serviront de leçons pour l’organisation des prochaines échéances. Nous considérons cette édition comme un test parce que nous savions qu’il y aura des manquements. Toutefois, nous nous sommes soumis aux consignes de la Ligue régionale d’athlétisme du Littoral. Nous n’avons pas besoin des critiques seulement, nous voulons aussi des suggestions constructives pour la prochaine édition. Par ailleurs, il faudrait que les athlètes se déclarent à temps.

Quelle place occupe un événement comme celui-ci dans votre Communauté ?

Très souvent, on parle de la ville de Nkongsamba négativement. Nous voulons qu’on commence à parler de cette ville positivement. Donc cet événement permet entre autre d’améliorer l’image de la ville.

Interview réalisée par Marie Louise MAMGUE, Journaliste au quotidien Le Messager

Réactions des participants

Dr Meli Basile, économiste et expert associé au FDN

Ce forum a été mis sur pieds pour permettre un plan directeur de la ville de Nkongsamba et aussi d’intégrer le système de gestion sectoriel notamment l’emploi, la formation et l’éducation. Les différentes activités de cette plate-forme d’échange vont susciter la compréhension de chaque acteur, son apport pour le compte du FDN, pour s’intégrer aux divers projets face au développement de la ville. En effet, dans le cadre de la logique des IRR (initiatives à Résultats Rapides), on peut comprendre que le développement de la ville de Nkongsamba prendra très vite son envol compte tenu de l’élaboration des projets structurants. Toute chose qui fait planer les questions relatives à l’emploi, à l’entreprenariat et à la formation des jeunes. Si à travers cette rencontre, nous trouvons une solution à cette problématique, je puis vous dire que la relance du développement de la ville de Nkongsamba ne sera guère une utopie. L’objectif majeur du Forum de développement de Nkongsamba consiste à permettre aux jeunes de la localité à se positionner face aux grands projets des programmes agricoles, de l’élevage et des programmes relatifs aux femmes et à l’entreprenariat jeunes.

M. Mohama Lamine, Chef d’agence Régional Feicom Littoral

Je suis très optimiste au regard de ce qui a été présenté au cours de cette première édition du Forum de Développement de Nkongsamba. En effet, il s’agit de mettre sur pieds toutes les planifications relatives à la relance du développement de cette ville. Certes, cela nécessite assez de moyens, mais à mon avis, je pense qu’avec la participation de toutes les élites de la localité, l’objectif escompté sera certainement atteint. En ce qui nous concerne, nous allons apporter notre soutien pour l’accompagnement et le financement des projets concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations de Nkongsamba. Le Feicom compte aussi mettre à contribution des ressources additionnelles aux différentes communes de la localité. En somme, notre partenariat avec la Communauté Urbaine de Nkongsamba va susciter la mise en œuvre des projets générateurs de revenus pouvant permettre le décollage de la mythique ville de Nkongsamba

M. Lekama Georges Auréoles, Co-rapporteur, Président de l’Observatoire des organes de presse membres de l’ASSEPM

Le Forum en lui-même vu sur l’angle de l’observation scientifique est un succès. Toutes les autorités administratives de Nkongsamba et du Moungo ont répondu présent soit par leur implication personnelle, soit par la représentativité. Plus de 1000 invités à la cérémonie d’ouverture, de nombreux de journalistes de Nkongsamba, l’association des journalistes sportifs du Littoral représentée au plus haut niveau par son président Eric martial NDJOMO, les plus grands quotidiens privés camerounais, la quasi-totalité des journalistes de Nkongsamba FM, la 96.2 qui a fait plusieurs directs et émissions interactives sur les activités fars du Forum. Avec des participants venus de Cote d’ivoire, des Comores, du Tchad, du Nigeria, de la France, de l’Afrique du Sud, de Madagascar, de Centrafrique, du Benin, etc… Ce qui serait utile de faire dans l’immédiat est de mettre sur pied est un comité de suivi des actes du Forum avec un grand nombre d’acteurs de la société civile basée à Nkongsamba, sans oublier les représentants des structures ayant un fort capital en investissement. M. WANGUE Georges Liberté, secrétaire général de la communauté Urbaine de Nkongsamba, Dr MELI Basile, M. TIMAMO TEDJON Sylvain et moi-même avons été chargé de rapporter sur les ateliers et je puis vous assurer que les contributions étaient exhaustives et pertinentes.

Propos recueillis par Lijouom Chetou, Ghislaine Djomo et Zavier Raoul Elong

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 06:50
Soirée-conférence Paint Outside The Lines le 9 décembre à 18h au Café monde et médias

Rejoignez-nous pour la soirée-conférence Paint Outside The Lines le 9 décembre à 18h au Café monde et médias !
Vous aurez l'occasion d'écouter et de partager les témoignages d'artistes internationaux et des équipes d'ACTED qui répondent à la crise des réfugiés syriens au Moyen Orient et qui ensemble, ont organisé des ateliers et des activités artistiques pour des enfants réfugiés syriens.

Avec ces artistes et grapheurs internationaux, les enfants repeignent leur environnement (infrastructures du camp, tentes, fresques murales géantes, objets du quotidien), contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie avec ces touches de couleur, et à la diffusion de messages clefs.

Et pour découvrir les oeuvres réalisées par les enfants, rendez-vous à l'exposition Paint Outside The Lines dans la Mairie du 20ème du 9 au 17 décembre (métro Gambetta) !

Merci de vous inscrire ici pour la soirée au Café monde et médias : http://bit.ly/1EzsxxV.

Avec le soutien et la participation de la Mairie du 20ème arrondissement, d’UNICEF et du Département d’Aide Humanitaire et de Protection Civile de la Commission européenne (ECHO).

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 05:40
Mediascopie : Le financement participatif au secours de la presse

Alors que les appels aux dons se multiplient dans de nombreuses publications, certains titres de presse ont fait le choix de passer par le crowdfunding afin de toucher un public nouveau.

L'Humanité,Charlie Hebdo, Siné Mensuel, le Monde diplomatique, Alternatives Economiques... Ces dernières semaines, les appels aux dons se multiplient dans la presse. Certains titres en appellent à la générosité de leur lectorat pour développer des projets numériques et se renforcer sur le Web, d'autres pour simplement ne pas disparaître... Et cela marche: déficitaire de 100.000 euros cette année, Charlie Hebdo a recueilli 50.000 euros de dons en trois semaines et 300 abonnements supplémentaires. Siné Mensuel a lui récolté 70.000 euros. L'Humanité, qui devrait perdre 2 millions d'euros en 2014, vise un million d'euros de dons. En 2011, le quotidien avait réussi à lever 1,2 million auprès de son lectorat.

Comme le rappelle l'historien de la presse Patrick Eveno dans les colonnes de Libération, l'appel aux dons est «un truc vieux comme la presse militante, d'extrême gauche ou d'extrême droite». Ce système de financement a été facilité par la création, fin 2007, de l'association Presse et pluralisme. Depuis cette date, les entreprises de presse ont en effet le droit de recevoir des dons défiscalisés, à hauteur de 66% pour les particuliers et 60% pour les entreprises. Les donateurs peuvent cibler un titre de presse en particulier ou bien donner pour l'ensemble du secteur, qui réinvestit ces sommes pour des actions collectives en faveur de la presse écrite (abonnements pour les écoles, développement du portage dans certaines zones...). En 2013, l'association a récolté 2,5 millions d'euros.

«Le crowdfunding est plus mobilisateur»

Une autre solution pour financer la presse a émergé cette année: le financement participatif, ou crowdfunding. Les salariés de Nice-Matin, puis le magazine Terra Eco, sont passés par la plateforme spécialisée Ulule pour demander de 100.000 à 300.000 euros aux internautes. Un renversement: jusqu'à présent, l'appel à la générosité des internautes était utilisé par des journalistes indépendants pour financer de nouveaux projets (lancement d'une revue, financement d'un documentaire), et non pour aider des titres établis. «Les gens sont en train de comprendre que le crowdfunding est plus mobilisateur qu'un appel aux dons classique», affirme Mathieu Maire du Poset, directeur général adjoint de Ulule. «En intégrant un bouton «Dons» sur leurs propres sites, les journaux ne s'adressent qu'à leurs lecteurs. Passer par une plateforme de crowdfunding permet au contraire de toucher un public plus large», en jouant notamment sur la viralité.

L'exemple de Nice-Matin est parlant. Les salariés du groupe ont recueillis au total 376.275 euros auprès de plus de 2700 internautes de la France entière, et non simplement de la Côte d'Azur. Leur initiative inédite a généré de nombreux articles et reportages dans la presse, et une forte circulation de la page Ulule consacrée à leur projet sur les réseaux sociaux. «Mais pour qu'un projet de crowdfunding marche, il faut que la communication soit positive et tournée vers l'avenir», prévient Mathieu Maire du Poset. «Les personnes qui contribuent doivent se sentir ambassadrices d'un projet mobilisateur. Il est donc important que les équipes travaillent sur leur proposition éditoriale, et ne se contentent pas de dire ‘aidez-nous'».

La plateforme Ulule a été en discussion avec d'autres titres de presse nationale pour organiser une campagne de financement participatif. Mais Mathieu Maire du Poset constate que la commission de 8%, que la plateforme ponctionne sur le total des sommes recueillies, reste un frein important pour de nombreux éditeurs. «C'est voir à très court terme», estime-t-il. «Une campagne de crowdfunding va offrir une forte visibilité à un titre grâce à la mobilisation de la communauté et le partage sur les réseaux sociaux. Toucher plus de 100 000 internautes, c'est colossal.»

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 19:23
Michaëlle Jean a été élue Secrétaire générale de la Francophonie par les Chefs d’État et de gouvernement réunis au Sommet de Dakar

Le XVe Sommet de la Francophonie s’est déroulé à Dakar du 29 au 30 novembre. Les chefs d’État et de gouvernement de l’OIF ont élu Michaëlle Jean au poste de Secrétaire générale, admis trois nouveaux membres observateurs (Costa Rica, Kosovo et Mexique), adopté la déclaration de Dakar et 9 résolutions, ainsi que des stratégies économique et jeunesse, et confié à Madagascar l’organisation du XVI Sommet, en 2016.

Le Secrétaire général assure un lien direct entre les instances et le dispositif opérationnel de la Francophonie. La Charte le désigne comme la "clé de voûte du dispositif institutionnel de la Francophonie". Il est responsable du secrétariat des sessions des instances de la Francophonie, il préside le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) qu’il réunit, et il siège de droit à la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF). Le Secrétaire général est élu pour quatre ans par les chefs d’État et de gouvernement. Son mandat peut être renouvelé.

Le Secrétaire général dirige l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dont il est le représentant légal. Il nomme l’Administrateur de l’OIF qui exerce ses fonctions par délégation. L’OIF est le pivot du système multilatéral francophone, associant le pouvoir d’initiative politique du Secrétaire général aux actions de coopération.

Le Secrétaire général conduit l’action politique de la Francophonie, dont il est le porte-parole et le représentant officiel au niveau international. Dans le domaine de la coopération, il est responsable de l’animation de la coopération multilatérale francophone et préside à ce titre le Conseil de coopération qui regroupe l’Administrateur de l’OIF et les responsables de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et des opérateurs spécialisés (AUF, TV5, AIMF, Université Senghor). Le Secrétaire général est représenté dans les instances des opérateurs.

Le Secrétaire général propose la répartition du Fonds multilatéral unique et ordonne son affectation.

Biographie de Michaëlle Jean : Nouveau SG de la francophonie

Ma vie est intimement liée au Sud et au Nord.

Je suis née le 6 septembre 1957, à Port-au-Prince, en Haïti. Cette même année, François « papa doc » Duvalier arrive au pouvoir et installe un régime dictatorial des plus répressifs, décadent et d’une extrême brutalité. Le pays est barbelé de pied en cap par la funeste milice armée des « macoutes ». Je me souviens du silence de plomb, des exécutions publiques, des disparitions, des arrestations arbitraires, du visage horriblement tuméfié de mon père lorsqu’ils l’ont relâché après l’avoir torturé, ses vêtements souillés de sang, le sien et celui d’un compagnon de cellule, mort dans ses bras. Ma famille, comme des milliers d’autres, sera forcée de fuir. Le Canada nous accordera l’asile, la sécurité, la possibilité de nous refaire une vie dans une province, le Québec, où le français, la langue que nous pratiquons, est celle de la grande majorité de la population. Mes parents, enseignants tous les deux, pourront y travailler, donner le meilleur d’eux-mêmes. Plus encore, le Canada nous offre la citoyenneté pleine et entière : des droits, des libertés et des responsabilités que nous assumerons avec reconnaissance, fierté et dignité.

Parallèlement à des études en lettres et littératures comparées à l’Université de Montréal — où j’enseignerai aussi plus tard la langue et la littérature italiennes —, la militance au sein du mouvement féministe du Québec sera aussi une partie importante de ma vie active. Pendant dix ans, je travaillerai à la reconnaissance de la situation et des besoins de milliers de femmes victimes de violence conjugale et ceux de leurs enfants. J’ai ainsi contribué à la création d’un vaste réseau de centaines de refuges, de ressources et de services d’urgence pour ces femmes. Ce réseau s’étendra sur tout le territoire québécois et dans d’autres provinces canadiennes. Le combat pour les droits des femmes a été pour moi une formidable école, l’occasion d’un vaste état des lieux des mentalités, de nos conditionnements, de nos valeurs, de nos politiques, des lacunes au sein de nos institutions et de notre société et des forces citoyennes à rassembler pour sensibiliser, éduquer et impulser le changement social.

En 1986, Jean-Claude Duvalier, héritier de la présidence autoproclamée à vie par son père, est chassé du pouvoir sous une forte pression populaire. Je rentre en Haïti, dans la liesse du pays libéré et où tous les espoirs sont de nouveau permis. Je constate, j’écoute, j’écris plusieurs articles pour témoigner de tout ce bouleversement. J’y reviens encore en 1987, cette fois avec la cinéaste canadienne d’origine égyptienne Tahani Rached et une équipe de l’Office national du film du Canada pour participer à un documentaire sur les premières élections libres à se tenir dans le pays depuis 1957. C’est de nouveau le cauchemar, la violence aveugle des militaires duvaliéristes, un atroce carnage.

L’expérience est bouleversante et elle me convainc de la force d’un journalisme qui raconte et qui s’exerce comme une responsabilité citoyenne. J’entre très peu de temps après à la télévision publique canadienne de langue française, la Société Radio-Canada. J’y deviens la première journaliste de race noire du secteur de l’information. Ma présence sur le petit écran frappe les esprits. J’ai conscience d’ouvrir une voie et c’est ce que je souhaite : que la télévision fasse place à la diversité pour une société plus inclusive. Quelques années plus tard le réseau de langue anglaise de la télévision publique, CBC, me confie également l’animation de deux émissions hebdomadaires consacrées à la diffusion de films documentaires canadiens et internationaux. J’ai aussi animé sur les ondes de TV5 plusieurs magazines d’information traitant de l’actualité des pays de la Francophonie et plus particulièrement du continent africain.

Ma rencontre et mon mariage avec le cinéaste, essayiste et philosophe, Jean-Daniel Lafond, scelle aussi un lien de cœur avec la France dont il est issu. Il m’offre aussi de partager son espace de liberté et de création. Je participe ainsi à plusieurs de ses films documentaires engagés : La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant; Tropique Nord; Haïti dans tous nos rêves et L’heure de Cuba, tous primés au Canada et sur la scène internationale.

Le 27 septembre 2005, je suis assermentée 27e gouverneure générale et commandante en chef du Canada, la troisième femme seulement à se voir confier cette responsabilité. Dans la constitution canadienne, le gouverneur général représente la Couronne, la plus haute autorité, et assume de facto, hors de toute allégeance partisane, les responsabilités de chef d’État. Quel signal puissant, pour le Canada et pour le monde, qu’une femme de descendance africaine, d’Haïti, arrivée au Canada avec sa famille en situation de réfugiés politiques, soit appelée à exercer une aussi haute fonction. Rapidement, je m’engage à faire de cette fonction un espace de résonance où les voix des citoyennes et des citoyens seront entendues, un lieu rassembleur et d’action. « Briser les solitudes » est la devise que j’ai choisie pour dire ma volonté d’unir les forces du pays, d’y établir des ponts entre les provinces et les territoires, de montrer qu’il est possible de faire tomber certaines barrières, de lever le voile sur les réalités qui isolent et qui divisent, de porter une attention toute particulière aux actions citoyennes, de valoriser l’apport essentiel des femmes et des jeunes. Mon plaidoyer est celui d’une gouvernance inclusive de toutes les forces vives de notre société et dont on ne peut se passer dans une perspective de développement humain et durable.

Durant mon quinquennat, j’ai aussi parcouru la scène internationale et mené 40 visites d’État à travers le monde, dont 10 en Afrique. Partout, avec une égale détermination, j'ai déployé la même énergie, la même approche de grande proximité, la même volonté d’engager et de faciliter le dialogue, d’entendre et faire entendre, de fédérer et d’associer, d’encourager des actions concertées dans une éthique de partage, de solidarité et de fraternité. J’ai su forger des liens solides et cultiver la confiance. Je crois fermement à une diplomatie politique, culturelle et à échelle humaine.

Mon mandat a pris fin en octobre 2010, l’année du terrible séisme qui a dévasté et profondément endeuillé mon pays natal. Parmi les 300 000 personnes à périr sous les décombres, j’ai pleuré aussi nombre de proches et d’amis. J’ai aidé à mobiliser des secours et, en qualité de commandante en chef des forces armées canadiennes, j’ai soutenu le déploiement de nos troupes pour une assistance immédiate dans les régions les plus touchées par le tremblement de terre. Mes missions sur le terrain m'ont permis de mesurer l’ampleur du désastre. Il y a toute une nation à reconstruire, un pays à refonder, disent les Haïtiennes et les Haïtiens, non seulement ses infrastructures, mais aussi au niveau de ses institutions, de la gouvernance, des stratégies économiques, des ressources humaines et naturelles, de la gestion du territoire, du développement local, régional et national, du renforcement des capacités, des compétences et des connaissances, dans une perspective durable et à long terme. Le chantier est immense et le pays doit et veut se sortir de la dépendance à l’aide internationale.

C’est sans hésitation que j’ai accepté, à l’appel d’Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, d’agir en tant qu’envoyée spéciale pour Haïti afin de soutenir tous les efforts et les objectifs de reconstruction du gouvernement et de la population d’Haïti.

Je deviens aussi, dès 2011, chancelière de l’Université d’Ottawa, la plus grande université bilingue (français et anglais) dans le monde et qui devient aussi partenaire de ma mission pour l’UNESCO en Haïti. Je soutiens et j’amorce à ce titre des ententes de partenariat dans le cadre d’un programme spécifiquement destiné au rehaussement de la formation, de la professionnalisation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans les pays de la Francophonie. Pour de nombreux pays en développement et qui visent l’émergence, ces partenariats arrivent à point nommé.

Mon mari, Jean-Daniel Lafond et moi avons aussi mis sur pied le legs de mon mandat de gouverneure générale, la Fondation Michaëlle Jean, entièrement consacrée aux jeunes les plus vulnérables au Canada et au soutien de projets qui leur permettent la réinsertion sociale par le pouvoir des arts et de la culture.

Servir, contribuer, rassembler tel est le fil de ma vie.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 18:55

Mme Jean succède ainsi à Abdou Diouf et devrait prendre ses fonctions en janvier 2015.

Ma vie est intimement liée au Sud et au Nord.

Je suis née le 6 septembre 1957, à Port-au-Prince, en Haïti. Cette même année, François « papa doc » Duvalier arrive au pouvoir et installe un régime dictatorial des plus répressifs, décadent et d’une extrême brutalité. Le pays est barbelé de pied en cap par la funeste milice armée des « macoutes ». Je me souviens du silence de plomb, des exécutions publiques, des disparitions, des arrestations arbitraires, du visage horriblement tuméfié de mon père lorsqu’ils l’ont relâché après l’avoir torturé, ses vêtements souillés de sang, le sien et celui d’un compagnon de cellule, mort dans ses bras. Ma famille, comme des milliers d’autres, sera forcée de fuir. Le Canada nous accordera l’asile, la sécurité, la possibilité de nous refaire une vie dans une province, le Québec, où le français, la langue que nous pratiquons, est celle de la grande majorité de la population. Mes parents, enseignants tous les deux, pourront y travailler, donner le meilleur d’eux-mêmes. Plus encore, le Canada nous offre la citoyenneté pleine et entière : des droits, des libertés et des responsabilités que nous assumerons avec reconnaissance, fierté et dignité.

Parallèlement à des études en lettres et littératures comparées à l’Université de Montréal — où j’enseignerai aussi plus tard la langue et la littérature italiennes —, la militance au sein du mouvement féministe du Québec sera aussi une partie importante de ma vie active. Pendant dix ans, je travaillerai à la reconnaissance de la situation et des besoins de milliers de femmes victimes de violence conjugale et ceux de leurs enfants. J’ai ainsi contribué à la création d’un vaste réseau de centaines de refuges, de ressources et de services d’urgence pour ces femmes. Ce réseau s’étendra sur tout le territoire québécois et dans d’autres provinces canadiennes. Le combat pour les droits des femmes a été pour moi une formidable école, l’occasion d’un vaste état des lieux des mentalités, de nos conditionnements, de nos valeurs, de nos politiques, des lacunes au sein de nos institutions et de notre société et des forces citoyennes à rassembler pour sensibiliser, éduquer et impulser le changement social.

En 1986, Jean-Claude Duvalier, héritier de la présidence autoproclamée à vie par son père, est chassé du pouvoir sous une forte pression populaire. Je rentre en Haïti, dans la liesse du pays libéré et où tous les espoirs sont de nouveau permis. Je constate, j’écoute, j’écris plusieurs articles pour témoigner de tout ce bouleversement. J’y reviens encore en 1987, cette fois avec la cinéaste canadienne d’origine égyptienne Tahani Rached et une équipe de l’Office national du film du Canada pour participer à un documentaire sur les premières élections libres à se tenir dans le pays depuis 1957. C’est de nouveau le cauchemar, la violence aveugle des militaires duvaliéristes, un atroce carnage.

L’expérience est bouleversante et elle me convainc de la force d’un journalisme qui raconte et qui s’exerce comme une responsabilité citoyenne. J’entre très peu de temps après à la télévision publique canadienne de langue française, la Société Radio-Canada. J’y deviens la première journaliste de race noire du secteur de l’information. Ma présence sur le petit écran frappe les esprits. J’ai conscience d’ouvrir une voie et c’est ce que je souhaite : que la télévision fasse place à la diversité pour une société plus inclusive. Quelques années plus tard le réseau de langue anglaise de la télévision publique, CBC, me confie également l’animation de deux émissions hebdomadaires consacrées à la diffusion de films documentaires canadiens et internationaux. J’ai aussi animé sur les ondes de TV5 plusieurs magazines d’information traitant de l’actualité des pays de la Francophonie et plus particulièrement du continent africain.

Ma rencontre et mon mariage avec le cinéaste, essayiste et philosophe, Jean-Daniel Lafond, scelle aussi un lien de cœur avec la France dont il est issu. Il m’offre aussi de partager son espace de liberté et de création. Je participe ainsi à plusieurs de ses films documentaires engagés : La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant; Tropique Nord; Haïti dans tous nos rêves et L’heure de Cuba, tous primés au Canada et sur la scène internationale.

Le 27 septembre 2005, je suis assermentée 27e gouverneure générale et commandante en chef du Canada, la troisième femme seulement à se voir confier cette responsabilité. Dans la constitution canadienne, le gouverneur général représente la Couronne, la plus haute autorité, et assume de facto, hors de toute allégeance partisane, les responsabilités de chef d’État. Quel signal puissant, pour le Canada et pour le monde, qu’une femme de descendance africaine, d’Haïti, arrivée au Canada avec sa famille en situation de réfugiés politiques, soit appelée à exercer une aussi haute fonction. Rapidement, je m’engage à faire de cette fonction un espace de résonance où les voix des citoyennes et des citoyens seront entendues, un lieu rassembleur et d’action. « Briser les solitudes » est la devise que j’ai choisie pour dire ma volonté d’unir les forces du pays, d’y établir des ponts entre les provinces et les territoires, de montrer qu’il est possible de faire tomber certaines barrières, de lever le voile sur les réalités qui isolent et qui divisent, de porter une attention toute particulière aux actions citoyennes, de valoriser l’apport essentiel des femmes et des jeunes. Mon plaidoyer est celui d’une gouvernance inclusive de toutes les forces vives de notre société et dont on ne peut se passer dans une perspective de développement humain et durable.

Durant mon quinquennat, j’ai aussi parcouru la scène internationale et mené 40 visites d’État à travers le monde, dont 10 en Afrique. Partout, avec une égale détermination, j'ai déployé la même énergie, la même approche de grande proximité, la même volonté d’engager et de faciliter le dialogue, d’entendre et faire entendre, de fédérer et d’associer, d’encourager des actions concertées dans une éthique de partage, de solidarité et de fraternité. J’ai su forger des liens solides et cultiver la confiance. Je crois fermement à une diplomatie politique, culturelle et à échelle humaine.

Mon mandat a pris fin en octobre 2010, l’année du terrible séisme qui a dévasté et profondément endeuillé mon pays natal. Parmi les 300 000 personnes à périr sous les décombres, j’ai pleuré aussi nombre de proches et d’amis. J’ai aidé à mobiliser des secours et, en qualité de commandante en chef des forces armées canadiennes, j’ai soutenu le déploiement de nos troupes pour une assistance immédiate dans les régions les plus touchées par le tremblement de terre. Mes missions sur le terrain m'ont permis de mesurer l’ampleur du désastre. Il y a toute une nation à reconstruire, un pays à refonder, disent les Haïtiennes et les Haïtiens, non seulement ses infrastructures, mais aussi au niveau de ses institutions, de la gouvernance, des stratégies économiques, des ressources humaines et naturelles, de la gestion du territoire, du développement local, régional et national, du renforcement des capacités, des compétences et des connaissances, dans une perspective durable et à long terme. Le chantier est immense et le pays doit et veut se sortir de la dépendance à l’aide internationale.

C’est sans hésitation que j’ai accepté, à l’appel d’Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, d’agir en tant qu’envoyée spéciale pour Haïti afin de soutenir tous les efforts et les objectifs de reconstruction du gouvernement et de la population d’Haïti.

Je deviens aussi, dès 2011, chancelière de l’Université d’Ottawa, la plus grande université bilingue (français et anglais) dans le monde et qui devient aussi partenaire de ma mission pour l’UNESCO en Haïti. Je soutiens et j’amorce à ce titre des ententes de partenariat dans le cadre d’un programme spécifiquement destiné au rehaussement de la formation, de la professionnalisation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans les pays de la Francophonie. Pour de nombreux pays en développement et qui visent l’émergence, ces partenariats arrivent à point nommé.

Mon mari, Jean-Daniel Lafond et moi avons aussi mis sur pied le legs de mon mandat de gouverneure générale, la Fondation Michaëlle Jean, entièrement consacrée aux jeunes les plus vulnérables au Canada et au soutien de projets qui leur permettent la réinsertion sociale par le pouvoir des arts et de la culture.

Servir, contribuer, rassembler tel est le fil de ma vie.

Source : http://www.francophonie.org

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
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